Manifestation en noir contre l'interdiction totale de l'avortement en Pologne

France 3

Entre 4 000 et 5 000 personnes ont manifesté devant le Parlement, samedi 1er octobre, contre l'interdiction de l'IVG. Un texte rétrograde, soutenu par une minorité.

Entre 4 000 et 5 000 personnes ont manifesté devant le Parlement, samedi 1er octobre, contre l'interdiction de l'IVG. Un texte rétrograde, soutenu par une minorité.


Des femmes vêtues de noir ont manifesté contre ce qu'elles qualifient de loi "barbare" : l'autorisation de l’interruption volontaire de grossesse pourrait être supprimée. Si ce texte était adopté, l'avortement deviendrait hors-la-loi, même en cas de viol, d'inceste ou de danger pour la santé de la mère. Aujourd'hui, entre 600 et 1 000 femmes polonaises ont recours à un avortement illégal.

Un texte porté par une minorité"

"Notre pétition pour libéraliser l'avortement a reçu 250 000 signatures, mais il a été mis à la poubelle alors que le projet de loi punissant de cinq ans de prison les femmes qui avortent, est renvoyé devant le Parlement", dénonce Dariusz Jonski, membre du parti de la gauche démocratique. Ce projet de loi hérisse jusqu'en France : "c'est une initiative d'autant plus aberrante, qu'il s'agit de mouvements minoritaires", s'insurge le  collectif "Nous d'abord". Le projet de loi a théoriquement toutes ses chances, mais le parti conservateur polonais pourrait opter pour la prudence, pour en pas dégrader encore plus ses relations avec Bruxelles.

 

 

 


 

 

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