Malgré la faible inflation, la BCE maintient son principal taux directeur

La Banque centrale européenne avait dévoilé, début juin, un vaste arsenal d\'outils destiné à soutenir le crédit et la croissance, avec l\'espoir par ricochet de faire redécoller l\'inflation.
La Banque centrale européenne avait dévoilé, début juin, un vaste arsenal d'outils destiné à soutenir le crédit et la croissance, avec l'espoir par ricochet de faire redécoller l'inflation. (DANIEL KALKER / DPA / AFP)

La Banque centrale européenne a affirmé que son taux resterait inchangé, à 0,15%, son plus bas historique.

La Banque centrale européenne (BCE) ne fera pas d'effort supplémentaire contre la déflation. L'institution de Francfort (Allemagne) a, sans surprise, laissé inchangé, jeudi 7 août, son principal taux directeur à 0,15%, son plus bas niveau historique auquel il avait été porté en juin. Aucun analyste ne misait sur une nouvelle intervention de la BCE, qui avait dévoilé début juin un vaste arsenal d'outils destiné à soutenir le crédit et la croissance dans la région, avec l'espoir, par ricochet, de faire redécoller l'inflation.

En juillet, la hausse des prix a encore ralenti, à 0,4%, soit son plus bas niveau depuis octobre 2009 et le dixième mois consécutif sous la barre des 1%. Un chiffre très éloigné de l'objectif de la BCE d'une inflation proche, mais inférieure à 2% à moyen terme, qui constitue une nouvelle déconvenue.

"En mode attente pour les prochains mois"

Mais les gardiens de l'euro ont "signifié de façon claire qu'ils sont en mode attente pour les prochains mois, ne serait-ce que parce qu'il va falloir du temps pour que [les mesures] de juin produisent pleinement leurs effets", a expliqué Howard Archer, chef économiste d'IHS pour l'Europe.

Les éventuelles déclarations de la BCE concernant les tensions entre Occidentaux et Russes autour de l'Ukraine devraient toutefois être scrutées de près par les observateurs, de même que tout commentaire concernant l'état de la situation économique actuelle en zone euro, alors que la reprise amorcée ces derniers mois montre des signes de fragilité.

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