Loukachenko, président biélorusse : "Mieux vaut être dictateur que pédé"

Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, à Minsk (Biélorussie), le 20 décembre 2010.
Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, à Minsk (Biélorussie), le 20 décembre 2010. (SERGEI SUPINSKY / AFP)

Il entendait, à sa manière, dénoncer les critiques européennes à l'égard de sa politique répressive.

Paria en Europe en raison de la répression de l'opposition dans son pays, le président de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko, n'a pas arrangé son cas dimanche 4 mars, en déclarant qu'il valait mieux être "dictateur que pédé".

La Biélorussie est l'objet de sanctions occidentales en raison des arrestations d'opposants qui se sont multipliées après la réélection d'Alexandre Loukachenko à la présidence en 2010 avec plus de 80% des voix.

Un ministre allemand dans le collimateur

Alexandre Loukachenko a tenu ces propos lors d'une compétition de ski et entendait ainsi répondre aux critiques européennes sur sa politique. Le président visait notamment le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, et son homologue allemand, Guido Westerwelle, qui a rendu publique son homosexualité.

"Le premier vit à Varsovie, le second à Berlin, a-t-il lancé. En ce qui concerne le second, qui crie à la dictature (...), après avoir entendu ça je me suis dit : mieux vaut être dictateur que pédé."

Ce n'est pas sa première sortie concernant Guido Westerwelle. En février 2011, Loukachenko avait raconté avoir dit au ministre allemand ne pas aimer "les pédés" et lui avoir conseillé "les yeux dans les yeux" de mener "une vie normale".

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