Les députés ont adopté jeudi le plan de rigueur présenté par le gouvernement socialiste dirigé par George Papandréou

Le Premier ministre socialiste, George Papandréou.
Le Premier ministre socialiste, George Papandréou. (France 3)

Le projet de loi a été adopté par 172 députés, socialistes et de l'extrême droite, sur 296 présents. 121 députés de l'opposition de droite, du Parti communiste et de la gauche radicale ont voté contre.Ce vote intervient au lendemain des violentes manifestations et de l'incendie criminel qui a fait trois morts.

Le projet de loi a été adopté par 172 députés, socialistes et de l'extrême droite, sur 296 présents. 121 députés de l'opposition de droite, du Parti communiste et de la gauche radicale ont voté contre.

Ce vote intervient au lendemain des violentes manifestations et de l'incendie criminel qui a fait trois morts.

Lors de la présentation du plan, le chef du gouvernement a mis en en garde contre la tentation de la violence qui ne ferait qu'aggraver la crise que traverse le pays. "Ni les pierres, ni la violence ne nous feront échapper au contrôle (de l'Union européenne). Au lieu de cela, la violence nous plongera encore plus dans la crise et le discrédit."

Il s'est engagé à intensifier les poursuites contre la corruption, "comme l'exige la population" qui estime être la seule à payer les pots cassés après des années d'incurie, de scandales et de mauvaise gestion. "Nous devons mettre fin à des décennies d'erreurs, aux crimes et aux pillages de ces dernières années", a lancé le chef du gouvernement socialiste.

Un seul objectif: éviter la faillite

Auparavant, le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, avait redit la volonté inébranlable du gouvernement de mettre sur les rails son plan d'austérité de trois ans afin de sauver le pays de la faillite.

Il prévoit des économies budgétaires de 30 milliards d'euros en contrepartie d'une aide internationale de 110 milliards d'euros de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI). "Nous irons de l'avant, même si nous devons aller seuls, sans le soutien des autres partis", a souligné le ministre des Finances.

"Nous savons que le prix politique à payer est très élevé, mais nous ne doutons pas de la voie à suivre, nous l'acceptons en pleine conscience. La solution pour l'économie grecque se trouve dans ce programme, dans ces réformes et dans la réduction de notre dette publique."

Les élus allemands ont voté vendredi l'aide à la Grèce
Après dans la nuit de jeudi à vendredi en faveur de l'aide à la Grèce, le Bundesrat, la chambre haute du parlement allemand, a adopté vendredi le volet allemand du plan d'aide financière à la Grèce mis au point le week-end dernier par les pays de la zone euro et le FMI.

Dans la matinée, le Bundestag, la chambre basse du parlement, avait déjà approuvé ce plan par 390 voix pour, 72 contre et 139 abstentions.

Le président allemand, Horst Köhler, doit maintenant signer ce texte qui aura alors force de loi.

Le plan doit être officialisé lors d'un sommet des dirigeants de la zone euro ce vendredi à Bruxelles.

Plus tôt vendredi, des eurosceptiques allemands ont annoncé avoir déposé plainte auprès de la Cour constitutionnelle pour tenter de bloquer le versement par Berlin des milliards d'euros de prêts à la Grèce.

Vous êtes à nouveau en ligne