Les députés grecs ont adopté jeudi par 155 voix contre 136 le second volet du plan d'austérité exigé par l'UE et le FMI

Le Premier ministre grec George Papandreou et le ministre des Finances Evangelos Venizelos, le 30 juin 2011.
Le Premier ministre grec George Papandreou et le ministre des Finances Evangelos Venizelos, le 30 juin 2011. (AFP - Louisa Gouliamaki)

Le gouvernement socialiste de George Papandréou avait déjà fait adopter mercredi une série de dispositions visant à réaliser 28 milliards d'euros d'économies sur cinq ans.Le 2e volet portait sur les modalités d'application de ces mesures d'économie imposées pour obtenir le déblocage d'une nouvelle tranche du plan d'aide de 110 milliards d'euros.

Le gouvernement socialiste de George Papandréou avait déjà fait adopter mercredi une série de dispositions visant à réaliser 28 milliards d'euros d'économies sur cinq ans.

Le 2e volet portait sur les modalités d'application de ces mesures d'économie imposées pour obtenir le déblocage d'une nouvelle tranche du plan d'aide de 110 milliards d'euros.

L'adoption de ce deuxième texte en procédure d'urgence ouvre la voie à la poursuite du soutien financier de l'UE et du FMI à Athènes, levant au moins temporairement l'hypothèque d'un défaut de paiement immédiat susceptible de faire exploser la zone euro, à commencer par l'Espagne et l'Italie.

Ces mesures d'austérité draconiennes s'articulent autour d'une hausse des prélèvements obligatoires, une réduction des dépenses publiques et une vague de privatisations.

"Nous pouvons à présent passer à la prochaine étape en vue d'une solution viable pour la Grèce", s'est félicité le ministre grec des Finances Evangelos Vénizelos.

Réagissant juste après l'adoption du second volet jeudi, le président de l'UE Herman Van Rompuy, et celui de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ont estimé que le Parlement grec a rempli les conditions nécessaires à un déblocage de 12 milliards d'euros d'argent frais pour éviter la faillite de la Grèce.

Néanmoins, des incertitudes énormes demeurent en ce qui concerne la mise sur pied du paquet d'aide supplémentaire nécessaire à la Grèce pour couvrir ses besoins durant l'année 2012. "Nous ne prendrons peut-être pas de décision dimanche" sur ce plan, a expliqué le ministre belge des Finances Didier Reynders à Paris. Une réunion des ministres des Finances de la zone euro est prévue dimanche à ce sujet.

Jeudi, les rues d'Athènes restaient soumises à un asphyxiant bouclage policier, après les affrontements de la veille entre groupes de jeunes cagoulés et forces de l'ordre qui ont envoyé près de 200 personnes à l'hôpital.

Sur la place centrale de Syntagma, l'air restait suffoquant jeudi, encore chargé des gaz irritants massivement utilisés par la police, et dont Amnesty International a dénoncé dans un communiqué un usage excessif.

Lire aussi: