Les banques espagnoles ont besoin d'au moins 40 milliards d'euros

Franceinfo
Franceinfo (Franceinfo)

Selon un rapport du Fonds monétaire internationale, l'Espagne pourrait avoir besoin de 40 à 80 milliards d'euros pour remettre à flots son système bancaire. De leur côté les marchés sont pessimistes sur les capacités actuelles des banques espagnoles.

L'Espagne a besoin d'injecter
au moins 40 milliards d'euros de capital supplémentaire dans
plusieurs de ses banques pour leur permettre de résister dans un
environnement économique difficile. C'est le résultat des tests de résistance ("stress tests" ) que le FMI avait fait
subir aux banques ibériques.

Selon un responsable du FMI, un tel matelas devrait être en
principe de 1,5 à deux fois plus gros pour convaincre les
marchés que l'Espagne est suffisamment bien dotée pour amortir
les chocs.
Dans ce cas, cela mettrait le montant du capital requis pour
stabiliser le système bancaire espagnol à 80 milliards d'euros. L'agence de notation Fitch, qui a abaissé jeudi dernier la note
souveraine de l'Espagne de trois crans
, estime pour sa part que
la recapitalisation des banques espagnoles pourrait se situer
entre 60 et 100 milliards d'euros, l'équivalent de 6 % à 9 % du
produit intérieur brut.

L'Espagne devrait demander officiellement ce week-end à ses
partenaires européens de l'aider à renflouer ses banques pour
éviter une nouvelle escalade de la crise. Elle deviendrait ainsi le
quatrième pays de la zone euro à solliciter un soutien extérieur
après l'Irlande, le Portugal et la Grèce.

Mais le gouvernement espagnol fait savoir qu'il a besoin d'au
moins une estimation préliminaire sur le montant des capitaux
requis par les banques avant de prendre une décision. L'affaire pourrait donc durer.

Selon des responsables de l'UE, les ministres des Finances
des 17 pays de la zone euro pourraient tenir une téléconférence
aujourd'hui pour débattre d'une éventuelle demande d'aide espagnole. Un accord sur l'Espagne est jugé nécessaire avant les
élections législatives grecques du 17 juin, qui pourraient
provoquer de nouvelles turbulences sur les marchés et aboutir à
la sortie de la Grèce de la zone euro.

Vous êtes à nouveau en ligne