Le volailler breton Tilly-Sabco poursuit son activité

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Après le feu vert donné par la Commission européenne à l'aide de 15 millions d'euros pour la filière "poulet export" française, le volailler breton Tilly-Sabco, en grande difficulté financière, a décidé de poursuivre ses activités. "Satisfait" des dispositifs décidés à Bruxelles, le PDG Daniel Savuaget a expliqué qu'ils devraient permettre le redémarrage de la production. 

Les principales entreprises bretonnes avicoles étaient inquiètes. Doux et Tilly-Sabco avaient même rencontré le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, il y a quelques mois, pour lui faire part de leurs craintes face à la disparition annoncée des suventions. 

La Commission européenne avait en effet décidé de supprimer les subventions, déjà réduites de 325 euros à 108 euros (à la tonne) en juillet, ce qui tendait à fragiliser une filière avicole déjà mal en point. 

L'aval de la Commission européenne

Visiblement, Stéphane Le Foll a entendu les revendications des volaillers. A l'issue d'une réunion à la Commission européenne vendredi, le ministre français de l'Agriculture a annoncé que la France allait dégager 15 millions d'euros d'aides européennes afin d'aider la filière "poulet export" à gérer la fin de subventions européennes.

Pour que ce coup de pouce se concrétise, il fallait recevoir au préalable l'aval du commissaire européen à l'Agriculture, Dacian Ciolos, avec lequel Stéphane Le Foll s'est entretenu en compagnie d'une délégation de représentants de la filière et des groupes volaillers bretons Doux et Tilly-Sabco. L'aval a donc été reçu pour l'aide de 15 millions. 

Ces 15 millions, qui seront débloqués au titre d'aides à la qualité sur l'enveloppe française de la politique agricole commune (PAC), s'ajouteront à une aide nationale de 4 millions déjà annoncée par le gouvernement français pour la filière.

Tilly-Sabco "satisfait", poursuit son activité

Une décision salvatrice pour les volaillers, et notamment pour Tilly-Sabco, qui menaçait de suspendre son activité en janvier, se disant incapable de faire face après l'arrêt des aides européennes à l'exportation en juillet. Depuis le mois de juillet, sa production s'est effondrée, aujourd'hui elle est seulement à 30 ou 40% de son niveau d'avant, selon Daniel Sauvaget, son PDG. 

Celui-ci s'est déclaré "satisfait " des dispositifs décidés vendredi à Bruxelles pour aider les exportateurs de poulets français à sortir de l'impasse. "Je reviens satisfait de la mobilisation qu'a pu témoigner le ministère de l'Agriculture, de l'approche constructive de la Commission (européenne) pour favoriser l'émergence de solutions et maintenant d'une extrême vigilance sur la mise en oeuvre effective des solutions qui ont été débattues ce matin ", a-t-il déclaré. 

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