Le versement de la prochaine tranche de prêts à la Grèce est suspendu après l'annonce du référendum de Papandréou.

Le Premier ministre grec, George Papandréou
Le Premier ministre grec, George Papandréou (LOUISA GOULIAMAKI / AFP)

La Grèce a absolument besoin de ces prêts pour éviter la faillite. La décision d'Athènes de soumettre le plan de sauvetage du pays à un référendum a suspendu le processus.

La Grèce a absolument besoin de ces prêts pour éviter la faillite. La décision d'Athènes de soumettre le plan de sauvetage du pays à un référendum a suspendu le processus.

"Il est difficile d'envisager le versement dans les termes de l'accord sur la 6ème tranche dans la situation actuelle", a expliqué sous couvert d'anonymat un responsable européen.

Cette tranche représente huit milliards d'euros issus du premier plan d'aide à la Grèce, de 110 milliards au total, décidé en mai 2010. Elle doit être débloquée par les Européens, qui avaient donné leur , et le Fonds monétaire international (FMI), dont le conseil d'administration doit encore se prononcer. "Sans un signal clair des Grecs sur la direction dans laquelle ils comptent aller, difficile d'envisager un versement", a ajouté le responsable.

Un autre responsable a expliqué qu'une décision pourrait être prise par les ministres des Finances de la zone euro, qui se réunissent lundi. "C'est la discussion d'aujourd'hui" à Cannes, en France, où les principaux dirigeants européens ont , "et celle de lundi qui devraient permettre de trouver une voie praticable", a-t-il souligné.

Le FMI, notamment, pourrait estimer que les conditions ne sont plus remplies pour verser sa part, dès lors qu'un "non" au référendum remettrait en cause le plan de désendettement de la Grèce. Le FMI ne peut prêter de l'argent que si un Etat est jugé solvable à moyen terme.

"On se pose la question" du versement de la 6ème tranche, "tout est en suspens", affirme-t-on de source proche du dossier.

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