Le Premier ministre grec a démissionné mercredi. Filippos Petsalnikos fait partie des prétendants.

Le Premier ministre grec george Papandreou devant le Parlement en novembre 2011.
Le Premier ministre grec george Papandreou devant le Parlement en novembre 2011. (LOUISA GOULIAMAKI/AFP)

Le Premier ministre grec, George Papandréou, a démissionné mercredi et les dirigeants politiques grecs annonceront leur choix jeudi.

Le Premier ministre grec, George Papandréou, a démissionné mercredi et les dirigeants politiques grecs annonceront leur choix jeudi.

George Papandréou a annoncé officiellement sa démission mercredi en fin d'après-midi. Le désormais ex-Premier ministre a annoncé lors d'une allocution télévisée : "Je souhaite le succès au nouveau Premier ministre et, évidemment, au nouveau gouvernement. Je serai à leurs côtés et les soutiendrai de toutes mes forces".

"Je suis fier de voir que, malgré les difficultés, nous avons évité au pays la faillite (...) Aujourd'hui, malgré nos divergences politiques et sociales qui existent toujours, nous avons mis de côté les désaccords et les conflits stériles", a-t-il ajouté.

Le chef du gouvernement sortant a par ailleurs assuré que la Grèce appliquerait les mesures réclamées par l'Union européenne dans le cadre du plan d'aide et qu'elle ferait le nécessaire pour se maintenir dans la zone euro.

Filippos Petsalnikos

Petsalnikos pourrait diriger le futur gouvernement de coalition chargé d'éviter au pays la faillite, a-t-on appris auprès des deux principales formations politiques, le Parti socialiste (Pasok) et la Nouvelle Démocratie (droite).

Alors que l'ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) Lucas Papademos faisait en début de semaine figure de grand favori pour le poste de Premier ministre, sa candidature "a rencontré des problèmes de la part des deux partis", a dit une source politique. Selon certains médias grecs, Lucas Papademos aurait posé des conditions que ni le Pasok ni Nouvelle Démocratie n'auraient acceptées.

Le nouveau gouvernement est appelé à diriger le pays jusqu'aux élections anticipées de février prochain. Cette "coalition des cent jours" devra obtenir l'aval du parlement sur le plan de sauvetage de 130 milliards d'euros élaboré par l'Union européenne.

Des divergences dans le choix du candidat

Selon le politologue Ilias Nikolakopoulos, c'est vraisemblablement le nom du président du parlement Philippos Petsalnikos, retenu par MM. Papandreou et Samaras pour prendre la tête du nouvel exécutif, qui a provoqué l'arrêt des discussions : "il y avait peut-être un accord entre les deux chefs de partis mais leurs troupes et leurs états-majors étaient en révolte contre ce choix", a-t-il estimé. Petsalniko nouveau Premier ministre ? Verdict officiel jeudi...

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