Le portail volé "Arbeit macht frei" revient au camp de Dachau, en Allemagne

Le portail \"Arbeit macht frei\", photographié lors de son retour à Dachau (Allemagne), le 22 février 2017.
Le portail "Arbeit macht frei", photographié lors de son retour à Dachau (Allemagne), le 22 février 2017. (JOERG KOCH / ANADOLU AGENCY)

Le portail avait été volé en 2014 puis retrouvé en Norvège en décembre 2016. Les voleurs n'ont pas été démasqués.

Le portail de l'ancien camp de concentration de Dachau, en Bavière (Allemagne), dérobé en 2014 puis récemment découvert en Norvège, a retrouvé, mercredi 22 février, son lieu d'origine. Le mystère plane toujours sur l'identité des voleurs.

Le président du Comité international de Dachau, qui représente les survivants du camp et leurs descendants, a "salué le retour de cette porte", portant la cynique maxime nazie "Arbeit macht frei" ("le travail libère"), lors d'une cérémonie sur place. Mais ce responsable a demandé la poursuite de l'enquête sur les voleurs.

Il ne sera pas replacé à l'entrée du camp

A ses yeux, le vol à Dachau, et un autre similaire en 2009 de l'inscription métallique originale "Arbeit macht frei" à l'entrée du camp d'extermination d'Auschwitz, en Pologne, procèdent d'une "volonté de faire disparaître une trace" et "un symbole". La porte en fer forgé d'environ 2 mètres sur 1 mètre, pesant une centaine de kilos, ne va pas toutefois être replacée à l'entrée de l'ancien camp, par mesure de sécurité.

Après la disparition de cette porte, une réplique de l'inscription a été fabriquée et installée au-dessus du portail du camp. Cette réplique restera en place. L'inscription originale rejoindra, elle, le musée du mémorial du camp, a expliqué sa directrice."Là, nous raconterons l'histoire du vol, mais nous raconterons aussi l'histoire importante de cette porte, ce que signifiait 'Arbeit macht frei' pour les détenus qui la voyait tous les matins en allant travailler et en revenant."

Le portail de Dachau, camp dans lequel 41 000 détenus moururent entre 1934 et 1945, avait été dérobé en novembre 2014 et retrouvé en décembre 2016 en Norvège. Le ou les voleurs n'ont jamais pu, à ce jour, être identifiés. Ils avaient dû escalader la porte du site, qui est surveillée mais ne comporte pas de système d'alarme.