Le ministre de l'Immigration britannique démissionne après l'embauche d'une clandestine

Le ministre britannique de l\'Immigration, Mark Harper, a démissionné de son poste, samedi 8 février. 
Le ministre britannique de l'Immigration, Mark Harper, a démissionné de son poste, samedi 8 février.  (DAVE THOMPSON / AP / SIPA)

Mark Harper projetait de durcir les conditions d'accueil au Royaume-Uni. Mais il s'est rendu compte que sa femme de ménage lui avait présenté de faux papiers en 2007. Il a quitté le gouvernement, samedi 8 février.

Côté face, le ministre britannique de l'Immigration, Mark Harper, pilote un projet de loi pour durcir les conditions d'accueil au Royaume-Uni. Côté pile, il emploie une femme de ménage en situation irréguilière. Il a finalement résolu ce paradoxe en démissionnant, samedi 8 février.

Dans sa lettre remise au Premier ministre, David Cameron, le ministre assure que la femme de ménage lui avait présenté des documents en règle lors de son recrutement en 2007, afin de nettoyer son appartement à Londres. Mais quand il a voulu vérifier à nouveau au début de cette année, "Vu l'accent mis sur ces questions" dans son projet de loi, il a tout de même voulu vérifier, en début d'année. Et s'est rendu compte que son employée lui avait présenté des faux papiers.

David Cameron évoque une "décision honorable"

"Même si j'ai été de tous temps en accord avec la loi, je considère que, en tant que ministre de l'Immigration qui présente un projet de loi au Parlement qui durcira nos lois sur l'immigration, je me dois d'imposer des niveaux d'exigence plus élevés que les autres", écrit Mark Harper. Il demande, justement, que les employeurs vérifient davantage les papiers de leurs salariés.

Comme le rappelle le Guardian (en anglais), il avait lancé une campagne de communication controversée en 2013, à l'aide de deux camionnettes flanquées d'une immense affiche incitant les immigrés illégaux à rentrer chez eux. "J'ai donc décidé que le plus convenable était pour moi de me retirer", a ajouté le ministre, s'excusant pour "l'embarras causé" au gouvernement de David Cameron. lequel a évoqué une "décision honorable".

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