Le gouvernement grec plus que jamais sur la sellette

(Yves Herman Reuters)

Depuis ce matin, Georges Papandréou n’a plus la majorité à l’Assemblée. Le Premier ministre a convoqué d’urgence son groupe parlementaire - la question de confiance doit être débattue demain. Par ailleurs, un conseil des ministres de crise est prévu en fin de matinée. Cinq ministres contestent désormais l’idée même d’un référendum sur l’euro.

Le navire grec prendrait-il l’eau de toutes parts ? En annonçant la tenue d’un référendum, Georges Papandréou donne l’impression d’avoir ouvert la boîte de Pandore. Le Premier ministre se retrouve critiqué de toutes parts. Par ses partenaires européens, par son gouvernement, et par sa majorité parlementaire.

Ce matin, il a perdu sa majorité au Parlement. Deux députées du Pasok ont annoncé leur défection. Ce qui fait craindre le pire pour le vote de confiance, prévu demain. Le gouvernement ne dispose plus que de 150 voix, sur 300...
Papandréou a convoqué aujourd’hui, coup sur coup, un conseil des ministres de crise et une réunion de son groupe parlementaire.

Le Premier ministre joue désormais son propre avenir politique - et pas seulement celui de son pays, ou de l’euro...

La réunion du Pasok s’annonce mouvementée : certains ont déjà réclamé l’annulation pure et simple de ce référendum, d’autres demandent un gouvernement d’union nationale.

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