La une de The Economist ne passe pas en France

(Maxppp)

La une du magazine britannique The Economist suscite depuis hier de nombreuses réactions en France. Le gouvernement dénonce "l'outrance" de l'hebdomadaire libéral qualifié de "Charlie Hebdo de la City". la patronne du Medef parle d'une une "exagérée" qui a "un temps de retard".

La une ne laisse pas indifférente en
France. Jean-Marc Ayrault a dénoncé "l'outrance" de l'hebdomadaire
britannique The
Economist
présente la France comme "une bombe à retardement au cœur de
l'Europe"
. Selon le magazine "la France pourrait devenir le plus
grand danger pour la monnaie unique européenne".  Le Premier ministre a expliqué :

"Vous parlez
d'un journal et l'outrance pour faire vendre du papier, je vous le dis,
n'impressionne pas du tout la France."

Arnaud Montebourg, le
ministre du Redressement productif n'a pas non plus apprécié l'analyse du
magazine et le compare à un "Charlie Hebdo de la City" . Pour le ministre : 

"Franchement,
The Economist ne s'est jamais distingué par son sens de la modération".

  Une allusion à un autre dossier de l'hebdomadaire
libéral qui – lors de la dernière présidentielle –avait affiché sa préférence
pour Nicolas Sarkozy. Il avait également critiqué la léthargie de la France.

Pierre Moscovici, le
ministre de l'Économie a pour sa part dénoncé une entreprise de "French
bashing"
(de dénigrement de la France) qu'il juge "absurde et
infondée"
. "Nous serons jugés sur les résultats, mais condamner un gouvernement
qui réforme parce que ses prédécesseurs ne l'ont pas fait, ce n'est pas
simplement injuste, c'est erroné
", a contre-attaqué Pierre Moscovici.

Une une "exagérée" pour le Medef

Le gouvernement n'est
pas le seul à se montrer agacé par le dernier numéro de The Economist . Laurence
Parisot, à la tête du syndicat patronal, a déploré une une "tout à fait
exagérée"
. "En réalité, The Economist a un temps de retard, parce
que tout son dossier a été conçu avant le rapport Gallois et les premières
décisions du gouvernement en faveur de la compétitivité de notre pays",

a expliqué Laurence Parisot.

 

 

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