La Lituanie devrait devenir le 19e membre de la zone euro

(La BCE a donné son accord à l'entrée de la Lituanie dans la zone euro © Maxppp)

La Lituanie "remplit maintenant tous les critères de convergence" affirment la Commission européenne et la Banque centrale européenne. Le pays pourra entrer dans la zone euro en 2015. Avant cela, il faudra que les États-membres donnent leur accord.

Les jeux ne sont pas encore faits, mais le dénouement est proche. La Commission européenne publiait ce mercredi son rapport sur le degré de prépararation de huit États-membres - Bulgarie, République tchèque, Croatie, Lituanie, Hongrie, Pologne, Roumanie et Suède - à l'adoption de l'euro. Et la Lituanie a remporté tous les suffrages.

Selon la Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE), l'État balte "remplit maintenant tous les critères de convergence ", et peut désormais devenir le 19e membre de la zone euro. Ainsi, Vilnius pourrait célébrer l'abandon de sa monnaie, le litas, et l'entrée dans la zone euro dès le 1er janvier prochain. Mais reste encore une étape : la confirmation de cette décision par les États-membres, puis la validation par les ministres des Finances, à la mi-juillet. La Lituanie rejoindrait ainsi son voisin balte, la Lettonie, entrée dans la zone euro le 1er janvier dernier.

"Une croissance plus rapide"

En présentant sa décision, le commissaire européen chargé des Affaires économiques, Olli Rehn, a parlé d'une "augmentation impressionnante de la prospérité des citoyens lituaniens ". Une décision immédiatement saluée par le Premier ministre Algirdas Butkevicius : "Compte tenu des développements à nos frontières, l'adoption de l'euro prend encore plus d'importance. C'est un pas supplémentaire vers plus de sécurité au niveau économique, financier et politique ". Jamais évoquée, la Russie est clairement visée par cette déclaration.

Seule inquiétude pointée par la BCE, le niveau d'inflation qu'affichait le pays en avril 2014 : 0,6 %, bien en-dessous du critère de stabilité des prix fixé à 1,7 %. En revanche, le déficit de son produit intérieur brut, 2,1 %, est resté bien en-deça des 3 % requis par le Pacte de stabilité.