La grève générale en Grèce se poursuivait mercredi pour le second jour consécutif

Les manifestants s\'affrontent avec la police anti-émeute devant le Parlement grec le 29 Juin 2011 à Athènes
Les manifestants s'affrontent avec la police anti-émeute devant le Parlement grec le 29 Juin 2011 à Athènes (AFP PHOTO / ARIS MESSINIS)

Des centaines de personnes commençaient à se rassembler mercredi matin près du centre de la capitale pour défiler jusqu'au parlement. Des incidents ont éclaté dans la matinée.Le centre d'Athènes était bouclé à la circulation mercredi matin et le parlement était entouré d'un impressionnant dispositif des forces anti-émeutes

Des centaines de personnes commençaient à se rassembler mercredi matin près du centre de la capitale pour défiler jusqu'au parlement. Des incidents ont éclaté dans la matinée.

Le centre d'Athènes était bouclé à la circulation mercredi matin et le parlement était entouré d'un impressionnant dispositif des forces anti-émeutes

Les "indignés", un mouvement de protestation populaire, a prévu d'encercler "symboliquement" le parlement mercredi pour protester contre le vote en faveur de l'austérité. Ayant une majorité absolue au Parlement, 155 sièges sur les 300, le parti socialiste au pouvoir espère que le projet du budget d'austérité, très impopulaire en Grèce mais crucial pour les créanciers, les banques, l'UE et le FMI, devrait être adopté lors d'un premier vote prévu à 14 heures, heures locales.

Prévoyant des économies de 28,4 milliards d'euros et des privatisations massives devant apporter 50 milliards d'euros aux caisses de l'Etat d'ici 2015, ce projet est fortement contesté par les syndicats, qui observent depuis mardi une grève générale de 48 heures.

Des incidents ont eu lieu mardi soir quand des manifestants ont tenté de franchir une barrière dressée par les centaines de policiers postés près de l'entrée du parlement.
La place Syntagma (Constitution), sur laquelle donne le parlement, était noyée sous un brouillard irritant des fumigènes. Inondée de banderoles, dont certaines indiquaient "No pasaran", la place de Syntagma où campent depuis plus d'un mois des centaines d'"indignés", a été également mardi après-midi le théâtre de face-à-face entre des dizaines de jeunes et des policiers. Trente-sept personnes ont été alors blessées, dont une majorité de policiers tandis que14 personnes ont été arrêtées, selon une source policière.

Toute la journée de mardi, les mesures de sécurité ont été nombreuses. D'importantes forces policières - 4.000 hommes selon les autorités - étaient déployées dans le centre de la capitale, bouclant à la circulation le centre d'Athènes.

"Tout le monde veut que cette barrière tombe aujourd'hui", a lancé Omiros, un jeune employé de 29 ans. "Nous sommes comme des ânes. Plus on les tape, plus ils deviennent déterminés."

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