VIDEO. On se prépare au pire

Recrutement de douaniers, création de services logistiques en entreprises, transporteurs sollicités par des sociétés britanniques pour constituer des stocks… Dans les ports, l’inquiétude s’est installée des deux côtés de la Manche. Un reportage d'"Avenue de l'Europe".

A quelques jours de la date limite initialement prévue pour sa sortie de l'Union européenne, le Royaume-Uni ne voit toujours pas le bout du tunnel. L’inquiétude s’est installée dans les ports des deux côtés de la Manche. Recrutement express de douaniers, création de services logistiques en entreprises, transporteurs sollicités en urgence par des sociétés britanniques pour constituer des stocks au cas où... se préparer, oui, mais à quoi ?

Scénario catastrophe

Le port de Calais est une mécanique de précision qui vit au rythme des allers-retours de bateaux, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Dix mille camions par jour, 2 millions par an : un point de passage vital entre l'Europe et le Royaume-Uni. Les chauffeurs qui n'ont jamais connu la frontière craignent que le Brexit transforme leur métier : "Ça ne me dérange pas de faire de l'Angleterre, mais s'il faut que j'attende trois jours pour y aller, ça ne m'intéressera plus", prévient l'un d'eux.

Alors, quand les douaniers mécontents du manque d'anticipation des autorités décident la grève du zèle, un scénario catastrophe se fait jour. Les chefs d'entreprise et leurs clients sont inquiets. Le système douanier n'a pas été testé grandeur nature, et le flou règne…

Un reportage de Marianne Mas et Christophe Hillary diffusé dans "Avenue de l'Europe" le 27 mars 2019.

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