VIDEO. Brexit : "Je pense que je peux obtenir plus de droits en étant apatride qu'en étant britannique", s'indigne cette Anglaise expatriée en Espagne

Avenue de l'Europe/France 3

Dans le sud de l'Espagne, à Gandia, le magazine "Avenue de l'Europe" a rencontré Helen, une retraitée britannique farouchement anti-Brexit. Européenne convaincue, elle dénonce une situation qui ferait d'elle une apatride.

Dans le sud de l'Espagne, à Gandia, le magazine "Avenue de l'Europe" a rencontré un couple d'Anglais farouchement anti-Brexit. Sous ses airs décontractés, Helen King ne décolère pas, comme de nombreux compatriotes qui coulent une retraite dorée dans les lotissements de la Costa Blanca. Cette Européenne convaincue prend très au sérieux sa citoyenneté et se bat pour pouvoir voter.

En tant qu'expatriée depuis plus de quinze ans, elle n'a pas pu s'exprimer contre le Brexit lors du référendum de 2016. Et demain, toujours à cause du Brexit, elle sera exclue des élections locales espagnoles et des élections européennes.

"Si le Brexit arrive, je serai citoyenne de nulle part"

"Je pense sincèrement que je peux obtenir plus de droits en étant apatride qu'en étant britannique, lance-t-elle, révoltée. Je pense que si le Brexit arrive, je serai citoyenne de nulle part."

La meilleure façon de récupérer ses droits d'Européenne consiste, pour Helen, à changer de nationalité et à devenir espagnole. Avec son mari Mike, elle met tout son cœur à apprendre la langue de Cervantes pour obtenir le certificat de langue nécessaire à sa naturalisation.

Extrait de "Espagne : les oubliés du Brexit", un reportage à voir dans "Avenue de l'Europe" le 12 septembre 2018.

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