"Si on ne quitte pas l’Union européenne, on arrête de payer nos impôts !" : au Royaume-Uni, les pro-Brexit s'impatientent

Des militants pro-Brexit manifestent près du Parlement à Londres, au Royaume-Uni, le 13 mars 2019.
Des militants pro-Brexit manifestent près du Parlement à Londres, au Royaume-Uni, le 13 mars 2019. (NIKLAS HALLE'N / AFP)

Les défenseurs de la sortie de l'Union européenne regrettent que les députés n'avancent pas plus vite pour mettre en place le Brexit.

"On est stupéfaits ! C’est dégoûtant !", s'insurge cette dame. "Ils sont censés voter en représentant l’opinion des citoyens britanniques !" Les manifestants sont venus du Pays de Galles, des Midlands, de la banlieue de Londres jusqu'à Westminster, sous les fenêtres du parlement. Ils n’arrivent pas à croire le résultat du vote. Les députés britanniques ont écarté mercredi 13 mars l’hypothèse d’une rupture brutale avec l’Union européenne, un Brexit sans accord. Un nouveau camouflet pour la Première ministre et une trahison pour les militants pro-Brexit. Jeudi, les députés débattent sur un éventuel report du Brexit. Pour le moment, il est toujours programmé le 29 mars. 

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"75% des députés veulent rester dans l’Union européenne et comme ils n’aiment pas le résultat du référendum, ils veulent le modifier, regrette un de ces Brexiters. Ils s’attaquent à la démocratie, c’est totalement inacceptable." Une manifestante va encore plus loin : "Si on ne quitte pas l’Union européenne, le 1er avril on arrête de payer nos impôts !"

"Prisonniers de l’Union européenne"

L’inquiétude gagne même le gouvernement. Un report du Brexit à long terme obligerait le Royaume-Uni à organiser des élections européennes, avec potentiellement un deuxième référendum sur la sortie de l’union européenne. De quoi inquiéter les eurosceptiques, comme le ministre du Commerce Liam Fox : "Ce que je crains, c’est qu’il y ait un risque que le Brexit n’ait jamais lieu. Au Parlement, il y a un très grand nombre d'élus dont le but principal n’est pas de mettre en place une sortie de l’Union européenne. Ils veulent nous laisser prisonniers de l’Union européenne." Une UE de moins en moins patiente, face à la tournure des débats et qui, de toute façon, n’acceptera peut-être pas de reporter le Brexit.

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