Report du Brexit : "La gestion de Theresa May est catastrophique"

La Première ministre britannique, Theresa May, le 20 mars 2019, à Londres.
La Première ministre britannique, Theresa May, le 20 mars 2019, à Londres. (TOLGA AKMEN / AFP)

Christine Revault d’Allonnes, présidente de la délégation socialiste française au Parlement européen, s'étonne jeudi sur franceinfo que la Première ministre britannique soit toujours en poste.

Huit jours avant la date initialement prévue pour le Brexit, Theresa May va présenter, jeudi 21 mars à Bruxelles, sa demande d'un report de trois mois devant les dirigeants européens. "On est dans une situation au Royaume-Uni qui est décrit comme le chaos", a expliqué Christine Revault d’Allonnes, sur franceinfo. La présidente de la délégation socialiste française au Parlement européen a estimé que "la gestion de Theresa May est catastrophique".

Christine Revault d’Allonnes "n'a jamais vu ça". L'eurodéputée socialiste est étonnée que la Première ministre britannique, "désavouée par trois votes consécutifs de sa majorité", soit restée malgré tout en poste, car "c'est du jamais vu" surtout "quand on voit le nombre de ses ministres qui ont dû démissionner à la suite des scandales".

Un report sous condition

Le report du Brexit doit être approuvé à l'unanimité par le Conseil européen, qui réunit les dirigeants des États membres. Christine Revault d’Allonnes n'est pas contre un report, mais celui-ci devrait être "uniquement de trois mois et jusqu'au 30 juin". "L'autre hypothèse, [c'est à dire que ce soit un report sine die, sans date de fin, est absolument intenable".

Selon la députée européenne, il existe une possibilité pour le Royaume-Uni de mettre fin au blocage. Pour cela, il faudrait que Theresa May "représente devant le peuple britannique par référendum l'accord qui a été conclu entre l'Union européenne et le Royaume-Uni". Surtout, un Brexit sans accord serait "extrêmement problématique" pour les "cinq millions" d'Européens qui vivent au Royaume-Uni, car "ils n'ont absolument rien pour les protéger, pour leur garantie qu'ils vont pouvoir continuer à travailler et qu'ils pourront accéder aux hôpitaux britanniques".

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