Nouveau report du Brexit : "On voit bien qu'il y a une volonté d'échapper à la décision du peuple britannique", estime Nicolas Bay (RN)

Nicolas Bay, député européen Rassemblement national et co-président du groupe parlementaire Europe des Nations et des Libertés, est l'invité des "4 Vérités" de France 2, jeudi 11 avril.

Les Britanniques ont obtenu un nouveau délai pour le report de la sortie du Royaume-Uni jusqu'au 31 octobre"C'est déraisonnable. Cela fait deux fois que le Brexit est repoussé. On voit bien qu'il y a une volonté d'échapper à la décision du peuple britannique, de remettre en cause le principe même du Brexit", dénonce Nicolas Bay sur le plateau des "4 Vérités" de France 2, jeudi 11 avril. "Quand vous avez un texte qui est négocié entre des personnes qui ne veulent pas appliquer la décision du peuple, on aboutit à une situation de blocage", poursuit-il.

Concernant l’hypothèse d'une participation du Royaume-Uni aux élections européennes, Nicolas Bay considère que "ce serait extrêmement méprisant pour les Britanniques. Ils choisissent il y a trois ans de sortir, laissons les sortir !".  "Le fait de prolonger six mois avec l'arrière-pensée de peut-être renoncer purement et simplement, ce n'est pas acceptable", assure le co-président du groupe parlementaire Europe des Nations et des Libertés. 

"Urgent de préserver nos secteurs stratégiques"

Un groupe de 215 parlementaires, composé de 119 députés et 96 sénateurs de tous bords politiques, a lancé une procédure commune en vue d'un référendum sur la question de la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP). "Il est urgent de préserver nos secteurs stratégiques. Il faut que l'État assume ses missions fondamentales : ses fonctions régaliennes, la police, la justice, mais c'est aussi les secteurs clés comme l'énergie, l’aéroportuaire", souligne le député, avant d'ajouter que le Rassemblement national est défavorable à la privatisation d'ADP. "Tous les jours au Parlement européen, on vote parfois des textes qui nous semblent conformes à l'intérêt général, même s'ils sont présentés par des adversaires politiques", assure l'ancien vice-président du Rassemblement national. 

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