Meurtre de Jo Cox : la conséquence d'une campagne pro-Brexit violente ?

"Mort aux traitres", c'est en ces termes que le meurtrier présumé de la députée britannique Joe Cox a décliné son identité, ce samedi 18 juin au matin.

Il y a peu de doute quant au motif politique de l'assassinat de Joe Cox, la députée britannique. "L'audition de son présumé meurtrier, ce samedi 18 juin au matin, marque bien les lignes de rupture au niveau politique sur cette affaire. Le meurtrier présumé a refusé de décliner son identité, mais a juste crié 'Mort aux traitres, liberté pour la Grande-Bretagne'", explique Loïc de La Mornais en direct de Londres.
Au matin du 16 juin dernier, quelques heures avant l'assassinat de la députée Jo Cox, l'un des porte-parole des partisans du Brexit, Nigel Farage, présente sa dernière affiche de campagne avec pour slogan "Le point de rupture".

Une campagne pro-Brexit focalisée sur l'immigration 

Elle montre des hordes de réfugiés arrivant d'Europe. Immédiatement, des internautes choqués font le rapprochement avec ce film d'avant-guerre de propagande nazie méprisant ces colonnes de réfugiés juifs. Cette polémique, occultée par le drame de l'assassinat de la députée, rappelle que la campagne a porté les germes d'une certaine violence, notamment en cristallisant le débat sur l'immigration. Ému, le maire de Londres et ami de la députée assassinée Sadiq Khan, vient de dénoncer ce climat politique.

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