La Première ministre britannique Theresa May propose de repousser le Brexit au 30 juin

La Première ministre britannique, Theresa May, devant son bureau du 10 Downing Street, à Londres, le 3 avril 2019.
La Première ministre britannique, Theresa May, devant son bureau du 10 Downing Street, à Londres, le 3 avril 2019. (ALBERTO PEZZALI / NURPHOTO / AFP)

Elle l'écrit dans une lettre adressée au président du Conseil européen Donald Tusk.

Dans une lettre adressée au président du Conseil européen, vendredi 5 avril, la Première ministre britannique Theresa May propose de reporter le Brexit au 30 juin 2019. Elle ajoute dans ce message à Donald Tusk que si un accord de sortie est trouvé avant cette date, cette extension pourra être interrompue plus tôt. Mais cette date butoir du 30 juin, déjà soumise aux 27, lors d'un sommet européen, avait été rejetée une première fois.

"Le gouvernement souhaiterait trouver un accord sur un calendrier qui permettrait de sortir avant le 23 mai 2019 et par conséquent éviter l'élection au Parlement européen, mais il continuera les préparatifs en vue de l'organisation des élections si [la sortie] s'avérait impossible", détaille la cheffe du gouvernement. 

Eviter un "no deal"

Un peu plus tôt, Donald Tusk avait suggéré un report "flexible" allant jusqu'à 12 mois, selon un haut responsable européen. Une idée qui devait encore être présentée aux Etats membres et qui risque de ne pas soulever l'enthousiasme. Les membres de l'UE sont inquiets de garder durablement le Royaume-Uni avec un pied à l'intérieur et l'autre à l'extérieur, avec le risque de perturber durablement le fonctionnement de l'Union.

Ces négociations apparaissent comme l'ultime tentative d'éviter un "no deal" très redouté par les milieux économiques britanniques, alors que l'accord de divorce conclu par Theresa May avec Bruxelles a déjà été rejeté à trois reprises par la Chambre des communes.

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