DIRECT. Brexit : "Nous devons avoir une alternative d'ici la fin mars", avertit le numéro 2 du gouvernement britannique

La Première ministre britannique Theresa May, le 14 mars 2019, à Londres.
La Première ministre britannique Theresa May, le 14 mars 2019, à Londres. (BEN STANSALL / AFP)

Le Parlement a largement approuvé le principe du report du Brexit, jeudi 14 mars.

Le Royaume-Uni n'est pas encore assuré d'obtenir un délai supplémentaire pour le Brexit. Le Parlement britannique a tenté de gagner du temps, jeudi 14 mars, en approuvant le principe d'un report de la sortie de l'Union européenne. Mais la demande doit être approuvée à l'unanimité par les 27. "J'espère encore que nous pourrons quitter [l'UE] dès que possible, de manière ordonnée, néanmoins il faut pour cela non seulement que le Parlement approuve un accord de sortie, mais encore qu'il adopte la législation nécessaire à la ratification d'un tel traité, a rappelé vendredi le numéro 2 du gouvernement, David Lidington. Nous devons avoir une alternative en place d'ici la fin marsPas juste une résolution de la Chambre des communes, une préférence, mais une solution en place qui nous permet d'obtenir une extension et de ne pas sortir de l'UE sans accord le 29 mars."

Le report du Brexit massivement approuvé. Avec 412 voix pour et 202 contre, le Parlement britannique a largement voté en faveur d'une extension de l'article 50 du traité de Lisbonne, qui active la sortie du Royaume-Uni de l'UE.

Theresa May pose un ultimatum. Dans une ultime tentative de faire passer son accord au Parlement, la Première ministre a imposé que le texte soit soumis au vote une troisième fois d'ici le 20 mars. S'il est approuvé, elle demandera un report du Brexit au 30 juin. En cas d'échec, elle sollicitera une extension de longue durée, ce qui implique que le Royaume-Uni participe aux élections européennes du 26 mai.

Les 27 se prononceront le 21 mars sur le report du Brexit, lors du prochain sommet européen à Bruxelles. Le président du Conseil, Donald Tusk, a déclaré qu'il "inviterait [les dirigeants européens] à accorder une longue prolongation si le Royaume-Uni accepte de repenser sa stratégie pour le Brexit et parvient à dégager un consensus autour de celle-ci".

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