Brexit : 21 députés conservateurs rebelles ont voté contre Boris Johnson, qui va déposer une motion pour des élections anticipées

Boris Johnson au Parlement britannique, mardi 3 septembre 
Boris Johnson au Parlement britannique, mardi 3 septembre  (- / PRU)

Tandis qu'il s'adressait à la Chambre, le député Phillip Lee a quitté les rangs du Parti conservateur pour rejoindre ceux du Lib Dem, un parti europhile appartenant à l'opposition, faisant perdre au Premier ministre sa majorité absolue.

Boris Johnson, capitaine contesté en pleine tempête. Les députés britanniques hostiles à une sortie sans accord de l'Union européenne ont fait adopter, mardi 3 septembre, à la Chambre des Communes une motion pour empêcher une telle issue. Le premier ministre a aussitôt annoncé qu'il déposait une motion au Parlement pour convoquer des élections anticipées.

Boris Johnson sans majorité. Le texte a été adopté par 328 voix contre 301, réunissant députés de l'opposition mais aussi 21 conservateurs hostiles à une sortie de l'Union européenne sans accord évoquée par Boris Johnson, qui est résolument opposé à un report au-delà du 31 octobre.

  Le parlement contrôle l'ordre du jour. Ce texte permet au Parlment de contrôler l'ordre du jour et de présenter, mercredi 4 septembre, une proposition de loi pour contraindre le Premier ministre à demander un report de la sortie de l'UE jusqu'au 31 janvier 2020, à moins qu'un accord soit approuvé d'ici là par le Parlement ou qu'il accepte le principe d'une sortie sans accord.

Dernière chance. "C'est la dernière chance pour le Parlement d'empêcher une sortie sans accord le 31 octobre", a souligné le député Oliver Letwin, à l'origine de ce bras de fer sans précédent avec l'exécutif.

Deux milliards de livres au Brexit. C'est ce que va consacrer en plus le Trésor britannique pour la période 2020/2021 afin de financer les préparatifs du Brexit.

23h47 : Bon, et maintenant que se passe-t-il ? La motion sur les élections anticipée sera examinée demain par le Parlement et doit réunir deux-tiers des voix pour être adoptée. Demain également, les députés se prononceront sur un projet de loi demandant au Premier ministre d'obtenir un report du Brexit auprès de Bruxelles. Une journée chargée en perspective.

23h33 : Au total, 21 députés conservateurs rebelles ont voté pour cette motion des opposants au "no deal".

23h21 : C'est un camouflet pour le Premier ministre, Boris Johnson. Il a d'ailleurs annoncé, dans la foulée, le dépôt d'une motion pour organiser des élections anticipées.

23h18 : La Chambre des communes a voté (328 voix contre 301) en faveur de la motion SO24 permettant la tenue d'un débat en urgence au Parlement sur la question du du "no deal", la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne sans accord. Ils vont ainsi pouvoir mettre au programme l'examen en urgence d'un texte de loi visant à éviter ce "no deal."

23h16 : Les députés britanniques votent pour reprendre la main sur les discussions au Parlement

23h03 : Plusieurs centaines de Britanniques hostiles au gouvernement de Boris Johnson manifestent ce soir aux abords du Parlement à Londres avant un vote crucial des députés visant à empêcher un Brexit sans accord.





(ANADOLU AGENCY / AFP)

22h53 : Bonsoir @Olive. Les députés britanniques viennent de commencer à voter sur la motion SO24, laquelle autorise les parlementaires à décider de l'ordre du jour (un rôle qui revient d'habitude au gouvernement). Résultat dans 15 minutes !

22h53 : Des nouvelles du Royaume-Uni?

20h04 : Il est 20 heures, voici les titres de ce début de soirée :

Le Grenelle des violences conjugales est ouvert. Les discussions vont durer trois mois, mais le Premier ministre a déjà annoncé une série de mesures et de pistes de réflexion. Places d'hébergement, audit des commissariats, bracelet électronique… Voici les premières pistes du gouvernement.

C'est la rentrée à Westminster et elle est mouvementée. Le Premier ministre, Boris Johnson, a perdu sa majorité, après la défection d'un élu conservateur. La Chambre vote ce soir pour reprendre (ou non) la main sur les discussions du Brexit. Suivez cette journée dans notre direct.

L'ouragan Dorian, qui se dirige lentement vers la côte sud-est des Etats-Unis, après avoir dévasté des îles des Bahamas, a été rétrogradé en catégorie 2. Il a déjà provoqué des dégâts considérables aux Bahamas où les autorités dénombrent pour le moment cinq morts et beaucoup de personnes portées disparues.

L'Elysée confirme deux entrées au gouvernement : Jean-Paul Delevoye, comme haut-commissaire aux Retraites, délégué auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé. Jean-Baptiste Djebbari comme secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, chargé des Transports.


Le compagnon de la jeune femme retrouvée morte à Cagnes-sur-Mer samedi, vient d'être mis examen pour meurtre et placé en détention provisoire.

19h17 : Bonsoir @anonyme. Boris Johnson est resté évasif sur ce point, refusant de donner des détails sur l'avancée des négociations avec les partenaires européens. Et pour cause, la presse britannique rapporte que des négociateurs européens assurent, sous couvert d'anonymat, que le gouvernement britannique n'a rien mis de neuf sur la table, concernant notamment le backstop.

"Rien n'a été proposé, même pas une ébauche ou le début d'un plan. On attend. mais pour le moment, il n'y a rien", a fait savoir une source européenne à un journaliste du média irlandais RTE.

19h13 : ça m’a sans doute échappé mais quelles sont les propositions de Boris Johnson pour obtenir un nouvel accord avec l’UE ?

19h00 : L'institut de sondage YouGov a interrogé les Britanniques sur la tenue de futures élections générales. Le verdict (comme d'habitude quand il s'agit de Brexit) est étrange : les électeurs du Brexit Party et ceux du Parti conservateur ne veulent pas retourner aux urnes, alors que ceux du Labour, ainsi que les Remainers quelle que soit leur appartenance politique, veulent majoritairement de nouvelles élections.

Pourtant, les intentions de vote indiquent que les Tories sortiraient gagnants de ces élections. Un journaliste du Time tweete quelques graphiques.

18h50 : Bonsoir. Vous me donnez l'occasion de la diffuser ici. En effet, le député Phillip Lee a quitté le Parti conservateur pour rejoindre le parti Liberal Democrat, de centre droit. Pour un meilleur effet dramatique, il a profité du début de l'allocution du Premier ministre pour quitter son siège et s'asseoir avec ses nouveaux collègues. A noter que cette défection prive Boris Johnson de sa majorité au Parlement.

18h38 : La vidéo (sur le site du Guardian) du député faisant défection et changeant de banc pendant le discours de Boris Johnson est incroyable! 😁 S'il pensait avoir de l'autorité le voilà renseigné 😅😉

18h32 : Assurant que la sortie de l'UE sans accord présentait des "difficultés" mais aussi des "opportunités", il a annoncé une enveloppe de 20 millions de livres supplémentaires pour permettre une circulation fluide sur les routes du Kent, à proximité notamment du port de Douvres. Avec l'instauration de contrôle douanier pour les camions de marchandises à la frontière, on craint en effet des kilomètres de bouchons.

18h32 : Après Boris Johnson, Michael Gove s'est exprimé devant les députés. Le ministre a dévoilé son plan d'urgence en cas de "no deal" : "Nous pouvons être prêts", a-t-il assuré.

18h21 : C'en est fini de l'allocution (très houleuse) de Boris Johnson devant les députés. Voilà ce qu'il faut en retenir :



• Boris Johnson assure devant le Parlement qu'il s'attend à revenir du sommet européen des 17 et 18 octobre avec un nouvel accord de sortie de l'Union européenne.



• Si le Parlement vote un texte demandant à Boris Johnson de réclamer une nouvelle extension de l'article 50 pour éviter le no deal, il s'y conformera, quand bien même il estime que c'est une mauvaise idée.

• Boris Johnson estime que la procédure SO24, via laquelle la Chambre veut reprendre la main sur les discussions, au détriment du gouvernement, diminue ses chances d'obtenir un nouvel accord avec les partenaires européens.

18h21 : Boris Johnson assure devant le Parlement qu'il s'attend à revenir du sommet européen des 17 et 18 octobre avec un nouvel accord de sortie de l'Union européenne.

18h21 : Il est 18 heures, voici les titres de cette fin d'après-midi

Le Grenelle des violences conjugales est ouvert. Les discussions vont durer trois mois, mais le Premier ministre a déjà annoncé une série de mesures et de pistes de réflexion. Places d'hébergement, audit des commissariats, bracelet électronique… Voici les premières pistes du gouvernement.

C'est la rentrée à Westminster et elle est mouvementée. Le Premier ministre Boris Johnson a perdu sa majorité, après la défection d'un élu conservateur. Suivez cette journée dans notre direct.

L'ouragan Dorian, qui se dirige lentement vers la côte sud-est des Etats-Unis, après avoir dévasté des îles des Bahamas, a été rétrogradé en catégorie 2. Il a déjà provoqué des dégâts considérables aux Bahamas où les autorités dénombrent pour le moment cinq morts et beaucoup de personnes portées disparues.

18h07 : Boris Johnson avait dit qu'il n'avait pas l'intention de demander une nouvel extension de l'article 50 à Bruxelles. Interrogé par une députée travailliste, il vient d'apporter une nuance de taille : si le Parlement vote un texte le contraignant à réclamer un nouveau délai aux partenaires européens, "bien sûr que nous nous conformerons à la Constitution et respecterons la loi", a assuré le Premier ministre. En revanche, il estime que ce serait une erreur.


17h58 : Bonjour @Pato et La perte de la majorité au Parlement ne provoque pas automatiquement la chute du gouvernement. Pour évincer Boris Johnson, le Parlement doit voter une motion de défiance à son encontre. Quoi qu'il en soit, on se dirige vers de nouvelles élections. Sur Twitter, le député travailliste Wes Streeting assure ainsi qu'"une élection générale est nécessaire et inévitable". Mais attention, une élection pourrait être une arme à double tranchant pour le Labour. Rien n'indique que le parti d'opposition obtiendrait à son tour une majorité !

17h54 : L'absence de majorité pour Bojo aura quel impact concrètement ? Elections anticipées ?

17h51 : La perte de majorité au parlement implique une dissolution et de nouvelles élections ?

17h26 : Vous voulez des nouvelles de Theresa May ? Aujourd'hui, l'ancienne Première ministre fait sa rentrée parmi les simples députés. La voici, sur le banc des conservateurs. Peut-être est-elle soulagée de ne pas être à la place de Boris Johnson, qui sait ?


17h23 : Boris Johnson assure en effet qu'il peut encore négocier avec les Européens pour obtenir un nouvel accord de sortie de l'UE. Mais les députés anti-Brexit en doutent et soupçonnent le Premier ministre de ne pas avoir de stratégie en ce sens et de préférer une sortie sans accord. C'est pourquoi ils vont proposer une loi rendant illégal le no deal.

17h20 : "Nous pouvons obtenir un deal, nous pouvons retirer le backstop [en Irlande du Nord]. Mais tant que cette chambre proposera des textes comme ceux qui seront proposés ce soir et demain [pour empêcher un no deal], nous ne pourrons pas négocier avec les Européens", martèle Boris Johnson, fustigeant l'initiative des députés.

17h19 : "Les Ecossais n'ont pas voté pour sortir de l'UE, ils n'ont pas voté pour le Parti conservateur et n'ont pas voté pour ce Premier ministre (...) Alors, êtes-vous vraiment une démocrate ? Allez-vous respecter le vote des Ecossais ?" demande le député indépendantiste écossais Ian Blackford.

17h13 : Pour l'anecdote, faisons quand même un zoom sur l'émoji "fête" utilisé par le community manager du Lib Dem pour annoncer l'arrivée du député Phillip Lee, lequel emporte avec lui la majorité de Boris Johnson.

17h19 : Le député Phillip Lee a quitté le parti conservateur pour rejoindre le Lib Dem, un parti de centre droit, de tradition pro-européenne. Il explique ses motivations dans un communiqué, publié sur son compte Twitter.

"Malheureusement, le Brexit a transformé le grand Parti conservateur en une espèce de faction dans laquelle le 'conservatisme' se mesure par l'imprudence avec laquelle chacun est prêt à sortir de l'UE."

17h05 : Boris Johnson répond à Jeremy Corbyn et l'accuse, en substance, d'être une girouette, poussée par le vent de la colère de la rue. Il rappelle notamment que le leader des travaillistes "s'est toujours prononcé contre tous les traités européens."

17h03 : "C'est un gouvernement sans mandat, sans morale et depuis aujourd'hui, sans majorité."

Et bim ! Jeremy Corbyn lance une ultime pique à l'intention du gouvernement, dont il remet en cause la légitimité.

17h01 : "Nous ne nous rendons pas devant Bruxelles car nous ne sommes pas en guerre contre les Européens. Ce sont nos partenaires."

Accusé de défendre une loi qui reviendrait à "se rendre" face à Bruxelles, Jeremy Corbyn attaque à son tour le Premier ministre. "Se rendre, c'est le no deal, c'est abandonner notre économie et nos entreprises à la merci de Donald Trump."

17h00 : "Le Premier ministre dit qu'il a fait des progrès à l'occasion du G7 [en vue de trouver un nouvel accord de sortie de l'UE], mais les partenaires européens maintiennent qu'il a échoué à faire de nouvelles propositions", rappelle Jeremy Corbyn.

16h52 : Jeremy Corbyn, leader de l'opposition travailliste, prend désormais la parole.

16h56 : Boris Johnson répète qu'il refusera de retourner à Bruxelles pour demander un nouveau report du Brexit : "Cela me forcera a accepter leurs termes [de Bruxelles] et détruira toutes nos chances de peser dans les négociations". "Jamais je n'accepterai cela", poursuit-il. "Je négocie un deal et je suis certain que nous quitterons l'UE le 31 octobre. Il n'y aura pas de nouveaux délais inutiles."

16h48 : Le fait que Boris Johnson ait perdu sa majorité au Parlement n'aura pas forcément de conséquences sur le vote prévu ce soir à la Chambre des communes. En effet, une dizaine de députés conservateurs, qualifiés de "rebelles", avaient déjà prévu de ne pas suivre la consigne et de s'opposer par tous les moyens à la prorogation du Parlement.

16h46 : Très concrètement, le député conservateur Philip Lee s'est levé en pleine séance pour rejoindre les bancs du Lib Dem. Un journaliste tweete l'instant en question. (Le monsieur qui se dirige vers les sièges en haut à droite, c'est lui).

16h42 : Boris Johnson n'a plus la majorité à la Chambre des communes, après la défection du député conservateur Philip Lee, parti rejoindre le Lib Dem, annonce sur Twitter un journaliste de la chaîne ITV. La majorité ne tenait qu'à un seul siège.

16h39 : "Le Royaume Uni est sur le point de reprendre sa souveraineté en matière de commerce," lance-t-il, provoquant l'agitation dans la salle.

Au cours de son discours devant la Chambre, le Premier ministre a évoqué la politique étrangère du Royaume-Uni. "Les Etats-Unis sont un allié naturel", a-t-il déclaré, mentionnant brièvement la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.


16h39 : Le Premier ministre, Boris Johnson, vient de prendre la parole devant les députés à la Chambre des communes. Il commence par prononcer un discours sur... le G7, lequel s'est tenu à la fin août, à Biarritz.

16h28 : "Le Parti travailliste souhaite empêcher un Brexit sans accord ainsi que la tenue d'élections générales (...). Je suis convaincu que nous pouvons obtenir les deux."



A l'issue d'une réunion ce matin rassemblant des députés de tous bords partageant la volonté d'empêcher un "no deal", Jeremy Corbyn a publié un communiqué. Il confirme que les députés travaillistes et leurs alliés se prononceront en faveur de nouvelles élections si le Premier ministre venait à mettre cette option sur la table (Boris Johnson aurait alors besoin du vote des 2/3 du Parlement.)

16h21 : En effet @anonyme, si Boris Johnson annonce et obtient la tenue de nouvelles élections, alors les citoyens britanniques seraient appelés aux urnes, au plus tôt le 14 octobre. Etant donné que les pro et anti-Brexit sont répartis de manière chaotique sur le spectre politique, il ne s’agit pas tout à fait d’un référendum déguisé. Cependant, Boris Johnson pourrait profiter de ce scrutin pour se présenter comme le seul apte à faire sortir le Royaume Uni de l’UE le 31 octobre et ainsi rallier tous les pro-Brexit (et notamment les militants du Brexit Party.)

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