Brexit : Londres devra régler la facture du divorce même en cas de "no deal", prévient Michel Barnier

Michel Barnier lors d\'une conférence de presse au Conseil de l\'Europe, à Bruxelles, le 25 novembe 2018. 
Michel Barnier lors d'une conférence de presse au Conseil de l'Europe, à Bruxelles, le 25 novembe 2018.  (JOHN THYS / AFP)

L'accord négocié entre Londres et Bruxelles prévoyait une méthode de calcul de la facture du divorce, mais il a été largement rejeté par le parlement britannique. 

Ils n'échapperont pas à la signature d'un gros chèque. Les Britanniques auront à régler la facture du divorce avec l'UE même en cas de Brexit sans accord, a insisté le négociateur en chef européen, Michel Barnier, dans un entretien à plusieurs journaux européens, dont Le Monde, publié mercredi 23 janvier. Michel Barnier rappelle que "ces engagements ont une nature juridique du point de vue de droit international". "Je n'imagine pas que les Britanniques ne respectent pas leurs engagements internationaux", ajoute-t-il.

Entre 40 et 45 milliards d'euros 

L'accord négocié âprement entre Londres et Bruxelles et rejeté à une très large majorité par le Parlement britannique prévoyait le règlement des engagements pris par le Royaume-Uni dans le cadre du budget pluriannuel en cours (2014-2020), qui couvre également la période de transition prévue par l'accord. Le texte ne donnait pas de chiffres pour la facture, mais une méthode de calcul. Le gouvernement britannique a avancé un montant compris entre 40 et 45 milliards d'euros. Des chiffres non confirmés du côté de l'UE.

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