Brexit : les dirigeants européens s'accordent sur un report pouvant aller jusqu'au 31 octobre

La Première ministre britannique, Theresa May, tient une conférence de presse à l\'issue d\'un sommet européen à Bruxelles (Belgique), le 11 avril 2019.   
La Première ministre britannique, Theresa May, tient une conférence de presse à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles (Belgique), le 11 avril 2019.    (DURSUN AYDEMIR / ANADOLU AGENCY / AFP)

Le compromis est intervenu à la veille du 12 avril, la précédente date butoir pour le retrait britannique décidée au cours d'un précédent sommet. La Première ministre, Theresa May, va désormais retourner à Londres pour tenter une nouvelle fois de trouver un compromis avec les parlementaires de son pays.

Un accord in extremis. Les dirigeants européens et Theresa May sont tombés d'accord dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 avril pour un report du Brexit pouvant aller jusqu'au 31 octobre. Ils écartent ainsi provisoirement le spectre d'une séparation brutale, à l'issue d'un sommet tendu à Bruxelles. Le compromis est intervenu à la veille du 12 avril, la date butoir pour le retrait britannique décidée au cours d'un précédent sommet, et qui risquait de devenir celle d'un divorce sans accord après plus de 40 ans d'une union tourmentée.

Divisés entre les partisans d'un court report menés par la France et les défenseurs d'un délai plus long, les 27 ont mis plusieurs heures pour forger leur proposition, avant de la soumettre vers 1h30 à la Première ministre britannique.

"Nous pouvons encore sortir le 22 mai"

Celle-ci l'a acceptée, même si elle avait plaidé plus tôt pour un report jusqu'au 30 juin seulement. La dirigeante conservatrice a annoncé qu'elle allait s'adresser aux députés britanniques jeudi et la poursuite des discussions avec l'opposition travailliste pour tenter de trouver un compromis à même de rassembler une majorité parlementaire.

"Nous pouvons encore sortir le 22 mai", a insisté Theresa May, soulignant qu'il suffisait pour cela que les députés donnent leur feu vert au traité de divorce qu'ils ont déjà rejeté par trois fois.

Nous nous sommes "mis d'accord sur une extension flexible jusqu'au 31 octobre, cela signifie six mois de plus pour le Royaume-Uni pour trouver la meilleure solution possible", s'est félicité le président du Conseil européen, Donald Tusk.

Macron salue "le meilleur compromis possible"

Pendant ces six mois, le Royaume-Uni "peut encore ratifier l'accord de retrait, auquel cas il sera mis fin à la prolongation", a ajouté Donald Tusk. Londres garde aussi la possibilité "d'annuler complètement Brexit", a-t-il ajouté. 

A l'issue du sommet, le président français Emmanuel Macron a salué "le meilleur compromis possible", qui a "permis de préserver l'unité des 27". "La butée du 31 octobre nous protège" car c'est "une date clé, avant l'installation d'une nouvelle Commission" européenne, a expliqué Emmanuel Macron.

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