Brexit : la perspective d'un accord rapide entre Londres et Bruxelles s'évanouit

Le négociateur de l\'Union européenne sur le Brexit, Michel Barnier, quitte la Maison de l\'Europe, à Londres (Royaume-Uni), le 23 juillet 2020.
Le négociateur de l'Union européenne sur le Brexit, Michel Barnier, quitte la Maison de l'Europe, à Londres (Royaume-Uni), le 23 juillet 2020. (JUSTIN TALLIS / AFP)

Les négociations doivent se poursuivre la semaine prochaine, avant une prochaine session de discussions à partir du 17 août.

Il n'y a pas eu d'avancées sur les principales pommes de discorde. Le Royaume-Uni et l'Union européenne (UE) se sont quittés sur un nouveau constat d'échec jeudi 23 juillet, à l'issue d'une session de négociations sur leur relation post-Brexit.

Après trois jours de discussions à Londres, le négociateur de l'UE, Michel Barnier, a jugé jeudi "peu probable" en l'état de trouver un accord, lors d'une conférence de presse. Les discussions doivent se poursuivre la semaine prochaine, avant une prochaine session de négociations à partir du 17 août.

Depuis que le Royaume-Uni a quitté l'Union européenne le 31 janvier, après 47 ans d'un mariage houleux, les deux parties ont engagé d'intenses discussions pour définir le cadre de leur nouvelle relation et nouer un accord de libre-échange à l'issue de la période de transition, qui se termine le 31 décembre.

"Peu de progrès" ont été effectués sur les conditions de concurrence équitable et la pêche. Avant d'autoriser à Londres un accès au marché européen sans droits de douane ni quotas, les 27 veulent absolument éviter l'émergence d'un concurrent déloyal à leurs portes. De son côté, le Royaume-Uni veut reprendre le contrôle de ses eaux poissonneuses et en limiter l'accès aux pêcheurs de l'UE.

"Malgré les difficultés, les progrès sont véritables"

Néanmoins, "malgré les difficultés, les progrès sont véritables", a fait valoir un haut responsable britannique. "Quand le processus cesse d'avoir une utilité et qu'il n'y a aucun moyen de parvenir à un accord, ça ne sert plus à rien de discuter. Nous n'en sommes pas là", a déclaré cette source proche des négociations.

Faute d'accord avant le 31 décembre, Britanniques et Européens se quitteraient en appliquant dans leurs échanges commerciaux les règles de l'Organisation mondiale du commerce et leurs droits de douane élevés dès le 1er janvier.

La semaine dernière, Londres avait dévoilé le détail de ses premières propositions concernant la gestion de ses frontières après le Brexit, insistant sur le fait qu'elles seraient mises en application indépendamment de la conclusion d'un accord avec Bruxelles. Le projet prévoit une application graduelle de la loi aux frontières au cours des six premiers mois de 2021.

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