Brexit : la France ne veut pas "d'extensions à répétition", prévient l'Elysée

La Première ministre britannique, Theresa May, et le président de la République, Emmanuel Macron, le 9 avril 2019 à Paris. 
La Première ministre britannique, Theresa May, et le président de la République, Emmanuel Macron, le 9 avril 2019 à Paris.  (MARTIN BUREAU / AFP)

Paris demande à Londres "d'avoir une solution avant le 31 octobre", a indiqué l'Elysée vendredi. 

L'Etat français appelle le Royaume-Uni à agir vite. La France ne veut pas rentrer dans un mode "d'extensions à répétition" du Brexit, et demande à Londres d'"avoir une solution avant le 31 octobre", a indiqué l'Elysée, vendredi 10 mai. 

"Les Britanniques participeront aux élections européennes, c'est baroque et discutable mais on a du mal à penser que le processus finira avant le 23 mai. Les élections européennes pourraient être un choc politique qui aboutisse à un accord transpartisan avant le 30 juin", a développé un conseiller de l'Elysée devant l'Association de la presse présidentielle, vendredi. "Mais si la situation n'est pas clarifiée le 31 octobre, moment où la Commission européenne se met en place, on ne va pas faire un cycle de sommets du Brexit", a-t-il prévenu.  

L'ensemble des dirigeants européens et la Première ministre britannique, Theresa May, se sont mis d'accord pour un report du Brexit pouvant aller jusqu'au 31 octobre, dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 avril. Après un sommet tendu à Bruxelles, ils ont ainsi écarté provisoirement le spectre d'un "no-deal", un Brexit dur. Leur décision est intervenue à la veille de la date butoir pour le retrait britannique, qui risquait de devenir celle d'un divorce sans accord. 

 

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