Brexit : Bruxelles face à l'imbroglio britannique

À Londres, il n'y a toujours pas de vote du Parlement britannique. Boris Johnson a adressé deux lettres contradictoires à Bruxelles. Pascal Verdeau fait le point.

Après un samedi chaotique à Londres sur le Brexit, Boris Johnson a dû envoyer deux lettres à l'Union européenne. Il brouille encore les pistes. "Ce sont deux lettres contradictoires de la part de Boris Johnson. Il demande un report parce que la loi britannique l'y oblige, mais il n'en veut pas. La stratégie de Boris Johnson est cohérente, le Royaume-Uni sortira le 31 octobre prochain", détaille le journaliste.

Pression sur la France

"Le Premier ministre a donné des gages aux Brexiteurs et dit aux Européens 'Mettons fin à l'incertitude, clarifions le débat'. En pointant du doigt la France : 'Vous ne voulez pas de nouveau délai'. C'est habile, car à Paris on a un peu le sentiment d'avoir été jusqu'au bout du bout de la négociation", explique Pascal Verdeau. Les Européens vont réserver leur réponse à une possible extension : soit donner un coup de main à Boris Johnson, soit mettre la pression sur les députés britanniques.

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