Brexit : Boris Johnson tente de rassembler ses troupes avant le vote des députés britanniques

Le premier ministre britannique Boris Johnson quitte un sommet de l\'Union Europénne, à Bruxelles, le 18 octobre 2019. 
Le premier ministre britannique Boris Johnson quitte un sommet de l'Union Europénne, à Bruxelles, le 18 octobre 2019.  (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Boris Johnson a réussi jeudi à conclure in extremis un accord sur le Brexit avec l’Union européenne. Le Premier ministre britannique s'emploie à rassembler ses troupes et à convaincre les députés de l'adopter demain. 

Alors que le Premier ministre britannique Boris Johnson est parvenu à conclure un accord de retrait avec l'Union européenne jeudi 17 octobre, il veut désormais convaincre les députés. À commencer bien sûr par ceux de son camp, les conservateurs, divisés par trois ans de querelles sur le Brexit. L'accord doit encore être ratifié par le parlement britannique. La Chambre des communes doit se réunir, samedi 19 octobre, pour une séance exceptionnelle. 

Nicholas Soames, petit-fils de Churchill, soutient Boris Johnson

Le meilleur symbole de ce rassemblement, c’est le retour jeudi 17 octobre sur les plateaux de télévision d’une figure emblématique des conservateurs. Nicholas Soames, le petit fils de Churchill, exclu du parti par Boris Johnson au mois de septembre avec une vingtaine d’autres députés rebelles annonce son ralliement, et son soutien au Premier ministre. "Il a négocié avec l’Union européenne, c’est clair, explique Nicholas Soames. Et il a réussi a faire en une semaine quelque chose qu’on n'aurait pas pu faire l’an dernier. Alors je suis vraiment très content."

Si je me suis disputé avec le Premier ministre, c’est parce que je ne voulais pas de sortie sans accord. Donc puisque nous avons un accord, je vais le soutenir, avec beaucoup de mes collègues. Parce que c’est ce que nous voulons !Nicholas Soames, député du Mid Sussex

Les conservateurs europhiles espèrent toujours annuler le Brexit 

Dominic Grieve et Anna Soubry, conservateurs ayant quitté leur groupe parlementaire, expliquent qu’ils voteront aux cotés de l’opposition, pour bloquer la sortie de l’Union européenne. "Il faut qu’on s’assure d’avoir un report du Brexit, et ensuite on demandera un nouveau référendum, explique Anna Soubry. Mais nous devons, avant toute chose, écarter l’accord effroyable que propose Boris Johnson", martèle la députée. 

Même réaction chez les unionistes nord-irlandais, habituellement alliés du Parti conservateur, qui dénoncent un accord dans la précipitation, et voteront contre le texte du gouvernement. Mais leurs voix pourraient être compensées par celles de plusieurs travaillistes fatigués des débats, et qui se disent prêts à valider l'accord négocié avec Bruxelles. "Il y a une chance sur deux que le texte soit adopté", explique un ancien ministre.

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