Accord sur le Brexit : "Le plus probable, c'est que cet accord sera ratifié par le Parlement britannique"

L\'Union européenne et Londres sont parvenus à un accord provisoire sur leur relation post-Brexit, jeudi 22 novembre 2018.
L'Union européenne et Londres sont parvenus à un accord provisoire sur leur relation post-Brexit, jeudi 22 novembre 2018. (EMMANUEL DUNAND / AFP)

La première ministre britannique Theresa May est de retour à Bruxelles samedi 24 novembre avant le sommet de dimanche qui doit définir les contours du Brexit. Un accord "en douceur" que le Parlement britannique devra encore ratifier.

La première ministre britannique Theresa May est de retour à Bruxelles samedi 24 novembre, ultimes heures de négociation avant le sommet de dimanche entre les chefs d'Etat et de gouvernement des 27 et la Grande-Bretagne. Sommet qui doit sceller le divorce et définir les contours du Brexit, qui aura juridiquement lieu en mars prochain. Un accord "en douceur" que le Parlement britannique devra encore ratifier. "Le plus probable, c'est que cet accord sera accepté", estime samedi sur franceinfo, Sylvain Kahn, géographe, historien et professeur à Sciences Po.

"Si le Parti travailliste refusait cet accord de sortir en douceur, il se tirerait une balle dans le pied"

"Le camp de Madame May a la majorité au Parlement à dix voix près. Ces dix voix représentent l'Irlande du Nord, qui est un peu embêtée par cet accord. Mais à mon avis, le plus probable, c'est que cet accord sera accepté. Pourquoi ? Imaginons qu'on ait entre 30 et 50 députés de la majorité de Madame May qui ne votent pas pour cet accord, je n'imagine pas que le Parti travailliste, qui est la deuxième force du Parlement britannique, vote contre. Au pire, ils vont s'abstenir", explique-t-il.

"Pendant la campagne, ils étaient plutôt favorables au maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne", poursuit Sylvain Kahn. "Or, l'accord sur la table est celui du 'soft Brexit', qui préconise une sortie en douceur. Si le Parti travailliste refusait de ratifier un accord de sortie en douceur de l'Union européenne, il se tirerait une balle dans le pied. Aujourd'hui, c'est le parti qui porte les espoirs des Britanniques qui ne voulaient pas sortir de l'UE - ils étaient 48%", conclut-il.

Vous êtes à nouveau en ligne