L'Italie adopte un plan de libéralisation de l'économie

Le Premier ministre italien, Mario Monti, à Londres (Royaume-Uni), le 18 janvier 2012.
Le Premier ministre italien, Mario Monti, à Londres (Royaume-Uni), le 18 janvier 2012. (CARL COURT / AFP)

Le gouvernement de Mario Monti a adopté un programme de mesures destinées à lever les obstacles qui freinent la croissance du pays empêtré dans la crise de la dette. De nombreuses corporations sont mécontentes.

Taxis, pharmacies, transports publics locaux, distribution d'essence, gaz, professions libérales, assurance, banques... : les secteurs qui seront davantage ouverts à la concurrence en Italie sont nombreux. Le gouvernement de Mario Monti a adopté vendredi 20 janvier un vaste plan de libéralisation de l'économie. Objectif : lever les obstacles qui freinent la croissance du pays empêtré dans la crise de la dette, et entrer dans la "phase 2" de son action pour relancer l'économie du pays entré en récession.

De nombreuses corporations mécontentes

Selon les premiers éléments ayant filtré, ce plan prévoit notamment l'augmentation du nombre de licences de taxis, de pharmacies ou de notaires, la liberté pour les propriétaires de stations-service de s'approvisionner en carburant auprès du fournisseur de leur choix ou encore l'abolition des tarifs minimums des avocats ou des notaires.

Les chauffeurs de taxis ont multiplié ces derniers jours les grèves et un nouvelle journée de protestation est prévue lundi. Les organisations de distributeurs d'essence et les avocats ont aussi annoncé des mouvements de grève tandis que l'organisation de pharmaciens Federfarma n'exclut pas des formes "extrêmes de protestation".