Kosovo : à l’heure de la 1ère Gay Pride, 41% des personnes souhaiteraient "soigner" un enfant qui ferait son coming-out

Malgré les soutiens à la communauté LGBT du Kosovo exprimés par les sympathisants de la première Gay Pride du 10 octobre, le pays européen reste l'un des plus discriminatoires.

"Coupez leur têtes !", réagit un passant kosovar lorsqu’on lui demande ce qu’il pense des homosexuels.

Au Kosovo, la Constitution interdit la discrimination basée sur le sexe ou l’orientation sexuelle. Mais 67% des personnes LGBT affirment avoir été victimes de discrimination. Et 4 sur 5 déclarent avoir subi des insultes ou des menaces en raison de leur orientation sexuelle.

Le temps de la fierté

Un manifestant de la Gay Pride du 10 octobre dernier dans la capitale de Pristina déclare plein de dépit : "Malheureusement, le Kosovo reste encore l'un des principaux pays d'Europe du Sud-Est (des Balkans) où les droits de cette communauté ne sont pas pris en compte."

 Pour lutter contre les discriminations, cette Gay Pride a été organisée pour la première fois dans le pays.

"Tout pour l’amour, l’amour pour tous"

"Nous, en tant que membres de la société, nous accueillons les personnes LGBT à bras ouverts. Nous sommes une société tolérante et pour moi, il n’y a rien de mal à être LGBT. Nous sommes multiculturels", déclarait un autre participant à la manifestation.

Même le Président du pays, Hashim Thaçi, présent à la Gay Pride, s’en est mêlé : "Je suis ici pour exprimer mon soutien à la communauté et pour confirmer, une fois de plus, que toutes les communautés sont égales, que l'État du Kosovo et la société du Kosovo sont bâtis sur les principes de la liberté et des droits pour tous."

Au Kosovo, selon l’institut National Democracy, 41% des personnes souhaiteraient "soigner" un enfant qui ferait son coming-out.

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