Grèce : Papandréou prêt à abandonner son projet de référendum

(Handout/ www.papandreou.gr/ Vasileios Filis Reuters)

En conseil des ministres, le Premier ministre a considérablement assoupli sa position : si l’opposition accepte de soutenir au Parlement l’accord conclu la semaine dernière pour sauver le pays, il retirera son projet de référendum. "Qui n’a jamais été une fin en soi", dit-il.

Il n’y aura sans doute pas de référendum sur l’euro en Grèce... à condition que l’opposition accepte de soutenir le plan de sauvetage européen : voilà comment Georges Papandréou risque de sortir de la crise - qu’il a contribué à alimenter - la tête haute. D’éviter de tomber demain, lors du vote de la question de confiance au Parlement. Et d’éviter des élections anticipées...

L’éventualité d’un référendum a semé la panique dans toute l’Union européenne, à tel point que Bruxelles s’est sentie obligée d’expliquer ce matin que, selon les traités européens, une sortie de l’euro supposait une sortie de l’Union européenne.
Une mise au point très claire, à destination des Grecs qui seraient tentés de voter "non" à un référendum.

Qui plus est, les créanciers de la Grèce ont suspendu hier soir le versement de toute aide financière, en attendant de connaître clairement la volonté des Grecs sur leur soutien, ou non, au plan de désendettement de leur pays.

Bref, le soufflé est donc en train de retomber. Et tout pourrait rentrer dans l’ordre. C’est là que Papandréou a été particulièrement habile. Lors du conseil des ministres exceptionnel, aujourd’hui, il a déclaré : “je serai satisfait (que le plan de sauvetage soit adopté, ndlr), même si nous n’allons pas jusqu’au référendum, qui n’a jamais été une fin en soi”.

Tous les regards se tournent alors vers l’opposition. Papandréou s’est dit prêt “à parler avec le chef de la droite (Nouvelle démocratie) Antonis Samaras pour avancer sur la base d’un (gouvernement) de consensus ”. Il a proposé que deux de ses proches se chargent des négociations.

 

Vous êtes à nouveau en ligne