Germanophobie : François Fillon et Nicolas Sarkozy mal placés pour donner des leçons, selon Harlem Désir

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Halte aux dérapages germanophobes des amis de François Hollande... Déclaration de François Fillon dimanche matin en référence aux propos sur l'Allemagne d'Arnaud Montebourg et de Jean-Marie Le Guen. Halte à l’hypocrisie, rétorque le numéro 2 du PS Harlem Désir, qui estime que le Premier ministre et le président de la République feraient bien de "se garder de donner des leçons d’internationalisme".

Hier Alain Juppé, qui accuse le PS de "prendre le risque de ressusciter en France les vieux démons de la germanophobie ". Aujourd’hui, François Fillon, qui demande à François Hollande de "mettre fin aux dérapages de ses amis ", dénonçant une "dérive stupide aux relents germanophobes ". "Nicolas Sarkozy n'a pas de leçons de patriotisme à recevoir de la part de ceux qui croient défendre l'intérêt national en caricaturant nos alliés allemands ", a lancé le chef du gouvernement lors d'un discours à Asnières-sur-Oise (Val-d'Oise).

"ce n'est pas le Premier ministre et le président qui peuvent
prétendre donner des leçons d'internationalisme et d'esprit européen
"

"Il faut se garder des caricatures de part et d'autre et cesser de rabaisser le débat européen ", a réagi le numéro 2 du PS Harlem Désir dans un communiqué. D’autant que, selon lui, "ce n'est pas le Premier ministre et le président, qui ont fait honte à la France dans le monde et en Europe avec le discours de Dakar, la chasse aux roms et la panne du moteur franco-allemand, qui peuvent prétendre donner des leçons d'internationalisme et d'esprit européen ". Et pour enfoncer le clou, d’exhumer une phrase prononcée par le candidat Sarkozy dans un discours du 17 avril 2007 à Metz  : "La France n'a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n'a jamais exterminé un peuple. Elle n'a pas inventé la solution finale, elle n'a pas commis de crime contre l'humanité, ni de génocide "… "Assez d'hypocrisie ", ajoute Harlem Désir, car la droite n'empêchera "pas les critiques contre la faillite de la politique des conservateurs européens en accusant les vrais défenseurs de l'Europe de germanophobie !".

Et parmi ces défenseurs, il y a bien sûr François Hollande. C'est "un Européen ", affirme Harlem Désir, "simplement il porte une vision nouvelle de la relation avec l’Allemagne, qui doit être une relation respectueuse mais aussi une relation d’égale à égale" ,  insiste-t-il sur France Info.


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