Génocide arménien : Nicolas Sarkozy écrit au Premier ministre turc

Nicolas Sarkozy, le 20 janvier 2012, à Paris.
Nicolas Sarkozy, le 20 janvier 2012, à Paris. (CHARLES PLATIAU / POOL / AFP)

Dans un courrier adressé à Recep Erdogan, le président français lui demande de "faire prévaloir la raison" et "le dialogue" concernant une proposition de loi pénalisant le génocide arménien qu'examinera lundi le Sénat français.

C'est une lettre d'apaisement que Nicolas Sarkozy a adressé vendredi 20 janvier au Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, pour tenter d'aplanir les différents nés de la polémique sur la loi française sanctionnant la négation des génocides.

"Je souhaite ainsi que nous sachions faire prévaloir la raison et maintenir notre dialogue, comme il sied entre deux pays alliés et amis", dit Nicolas Sarkozy dans son courrier, transmis à l'AFP par l'ambassade de France à Ankara. Le Président français tient à assurer que "ce texte ne vise nullement un peuple ou un Etat en particulier", formant le vœu que "la Turquie voudra bien prendre la mesure des intérêts communs qui unissent nos deux pays et nos deux peuples".

La Turquie voit dans le texte français une provocation. Ankara a toujours nié la responsabilité de l'Empire Ottoman dans le génocide arménien.  Lundi 23 janvier, le Sénat doit examiner le projet de loi qui prévoit de punir d'un an de prison et 45 000 euros d'amende la négation d'un génocide reconnu par la loi française, dont le génocide arménien. L'adoption de ce texte avait provoqué la fureur de la Turquie lors de son adoption par l'Assemblée nationale, le 22 décembre 2011.