Gauche et droite ont annoncé mercredi un accord pour réformer et restructurer les caisses d'épargne régionales

Mariano Rajoy à gauche et Jose Luis Zapatero à droite
Mariano Rajoy à gauche et Jose Luis Zapatero à droite (AFP Cristina Quicler)

Un des aspects qui inquiètent certains investisseurs est la réforme du secteur bancaire espagnol.Et en particulier de nombreuses caisses d'épargne régionales, partiellement contrôlées par les exécutifs des puissantes régions autonomes (Catalogne, Pays basque) qui sont en cours de restructuration.

Un des aspects qui inquiètent certains investisseurs est la réforme du secteur bancaire espagnol.

Et en particulier de nombreuses caisses d'épargne régionales, partiellement contrôlées par les exécutifs des puissantes régions autonomes (Catalogne, Pays basque) qui sont en cours de restructuration.

Ces dernières sont en difficulté en raison de l'éclatement de la bulle immobilière espagnole en 2008, à laquelle elles sont très exposées. Ce qui n'est en revanche pas le cas des grandes banques espagnoles plus internationalisées qui ont bien résisté à la crise financière. Leur restructuration est d'autant plus compliquée que les régions sont réticentes à se priver de leur bras financier.

Les "deux accords importants" trouvés réunissent "les conditions pour transmettre un message de confiance sur notre système financier", a estimé le chef du gouvernement socialiste José Luis Rodriguez Zapatero à l'issue d'une réunion avec le chef de l'opposition (Parti populaire, PP) Mariano Rajoy. Ce dernier, de son côté, a annoncé: "Au cours des trois prochains mois, nous proposerons une réforme de la législation des caisses d'épargne (...) pour créer un cadre juridique stable qui garantisse l'indépendance de leurs organes de gouvernement et augmente la transparence de leur gestion."

Réduire les déficits publics
MM. Rajoy et Zapatero ont en revanche étalé leurs désaccords sur les décisions à prendre pour sortir l'Espagne de l'ornière budgétaire. Les acteurs de marché voient dans ces vicissitudes la marque d'un certain immobilisme qui augure mal de la volonté du gouvernement de s'atteler à la réduction des déficits publics, principal problème financier du pays. Ces derniers ont explosé en 2009 à 11,2% du PIB.

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