Espagne : l'opposition réclame la démission de Mariano Rajoy

(Javier Barbancho Reuters)

Le scandale n'en finit plus d'éclabousser le Parti populaire, au pouvoir en Espagne. Mais il a rebondi dimanche avec la publication de conversations prouvant la connivence entre le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, et l'ex-trésorier du parti, qui est en prison... Luis Barcenas doit être entendu lundi par la justice.

Mariano Rajoy a-t-il demandé au trésorier de son parti de nier l'existence d'une comptabilité occulte ? C'est ce qu'affirme le quotidien espagnol El Mundo  ce dimanche, relançant la polémique sur les finances occultes du parti au pouvoir...

El Mundo raconte donc que Rajoy a longtemps envoyé, au moins jusqu'en mars dernier, lorsque le scandale a éclaté, des messages de soutien, des SMS, à Luis Barcenas, accusé de blanchiment d'argent, de corruption et fraude fiscale, dans le cadre d'une vaste enquête sur les activités d'un groupe d'hommes d'affaires qui auraient notamment organisé des meetings électoraux pour le PP, en échange de ristournes. Il est aussi soupçonné d'avoir tenu une caisse occulte afin de recueillir des dons d'entreprises et de les remettre ensuite à des cadres du parti.

Barcenas doit être entendu lundi matin par un juge, à Madrid. Un juge qui souhaite en savoir plus sur les documents manuscrits, publiés mardi dernier par El Mundo toujours, démontrant que Mariano Rajoy et d'autre sdirigeants du PP ont perçu des salaires illégaux dans les années 1990.

"Face à la situation politique insoutenable que traverse l'Espagne, le Parti socialiste se voit obligé d'exiger la démission immédiate du chef du gouvernement Mariano Rajoy"

L'opposition joue sur du velours. Alfredo Perez Rubaslcaba a tenu une conférence de presse dimanche soir pour demander la démission de Rajoy. Une demande jugée "lamentable" par le vice-président du PP, Carlos Floriano. Selon lui, "les SMS publiés sont la preuve matérielle d'une tentative de chantage privé dont Barcenas n'a rien obtenu" .