En Ukraine, les nationalistes entrent au Parlement

Le leader de Svoboda, Oleh Tyagnybok.
Le leader de Svoboda, Oleh Tyagnybok. (AFP)

Svoboda, le parti nationaliste ukrainien, a créé la surprise lors des dernières élections législatives en Ukraine. Avec un peu plus de 10% des voix, il fait son entrée au Parlement. Mais si ce parti dénonce la corruption dans le pays, il est aussi accusé de racisme et d'homophobie. Globalement, ces élections ont été condamnées par les observateurs étrangers qui y ont vu un recul de la démocratie.

Le parti du président ukrainien Viktor Ianoukovitch sort grand vainqueur de ces élections. La coalition au pouvoir obtient plus de 30% des voix, soit plus de la moitié des sièges au Parlement. L'opposition unie, dont la chef de fil, Ioulia Timochenko, purge une peine de sept ans de prison, n'a pas réussi à s'imposer.

Ce n'est pas une surprise, tant la période de campagne électorale a été critiquée par les observateurs européens. «Certains aspects de la période pré-electorale ont marqué un pas en arrière par rapport aux scrutins précédents», a déclaré l'OSCE. La première anomalie est sans conteste l'emprisonnement de l'ex-Premier ministre. Ioulia Timochenko a d'ailleurs entamé une grève de la faim pour dénoncer ces élections.

A l'issue de ce scrutin, l'opposition apparaît plus que jamais disparate. Et ce qui retient l'attention est le score de Svoboda. Le parti nationaliste d'extrême-droite, farouchement anti-russe, a obtenu 10% des voix. S'il dénonce la corruption du pouvoir en place, il défend également des thèses racistes et homophobes.

[{iframe:http://api.dmcloud.net/player/embed/4e7344c194a6f677b000072a/50923d1994a6f654ee00007f?auth=1667122451-0-hpyepss8-ec1be9c1bfaa34167d9f5a8cbc163f00&w=640&h=360}]

Reportage AFP Vidéo, mis en ligne le 31 octobre 2012

Vous êtes à nouveau en ligne