Crash du vol d'EgyptAir : des vérifications de sécurité lancées à Roissy

Un avion d\'EgyptAir, le 19 mai 2016 à Roissy-Charles de Gaulle (Val-d\'Oise).
Un avion d'EgyptAir, le 19 mai 2016 à Roissy-Charles de Gaulle (Val-d'Oise). (THOMAS SAMSON / AFP)

Alors que l'hypothèse de l'attentat est envisagée par l'Egypte, une enquête a été ouverte à l'aéroport de Roissy, d'où a décollé l'avion mercredi soir.

Y-a-t-il eu une faille dans le dispositif de sécurité de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle (Val-d'Oise) ? Alors que l'hypothèse de l'attentat est envisagée par les autorités égyptiennes dans l'enquête sur le crash du vol MS804, des vérifications ont été lancées à l'aéroport de Roissy, rapportent Le Parisien et Le Figaro. C'est de là qu'a décollé l'Airbus A320, mercredi soir, avec 66 personnes à bord.

"Nous vérifions qui a pu avoir accès à cet avion", indique une source proche de l'enquête au Parisien. Les vidéos de l'embarquement des passagers et du chargement de l'avion vont être visionnées, ajoute Le Figaro, qui précise que ces vérifications ont été confiées à la gendarmerie du transport aérien (GTA).

"Il y a parfois des complicités dans les aéroports"

Les CV des passagers, de l'équipage et du personnel de piste (chargés de l'alimentation en carburant, du ménage, des plateaux repas) vont être passés au peigne fin. "Il y a parfois des complicités dans les aéroports", rappelle une source du Figaro. En janvier, Reuters avait révélé qu'un mécanicien était soupçonné d'avoir placé la bombe à l'intérieur du vol de la compagnie russe Metrojet qui a explosé le 31 octobre 2015 au-dessus du Sinaï (Egypte). Une information démentie par Le Caire.

L'hypothèse d'une fouille bâclée de l'appareil, qui n'est resté qu'une heure à Paris, est également évoquée. "Le plus souvent, ce sont les navigants et les équipes de ménage qui procèdent à ces fouilles, explique François Nénin, journaliste spécialisé dans l'aéronautique, au Parisien. Il faut aussi évoquer le passage aux filtres de sécurité, dont le niveau laisse parfois à désirer."