Crash d'EgyptAir : un des pilotes aurait tenté d'éteindre un incendie à bord

Les deux boîtes noires du vol MS804 d\'EgyptAir présentées le 17 juin 2016 dans un photomontage.
Les deux boîtes noires du vol MS804 d'EgyptAir présentées le 17 juin 2016 dans un photomontage. (AFP)

L'une des deux boîtes noires a commencé à livrer ses secrets, selon "Le Figaro".

Les enquêteurs ont réussi à faire parler l'une des deux boîtes noires de l'Airbus A320 d'EgyptAir qui a disparu en mer Méditerranée avec 66 personnes à bord, le 19 mai. Selon Le Figaro, le Cockpit Voice Recorder (CVR), l'enregistreur qui capte les conversations et les bruits à l'intérieur du poste de pilotage, a révélé que l'un des deux pilotes présents dans le cockpit du vol MS804 avait tenté d'éteindre un incendie à bord avant le drame.

De la fumée à l'avant de la cabine

L'enquête a déjà permis d'établir que de la fumée avait été détectée dans l'avion. Fin mai, le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) avait confirmé que le système automatisé de communications de l'appareil (Acars) avait émis plusieurs alertes juste avant sa chute. Une première signalait une fumée d'origine indéterminée à l'avant de la cabine, suivie d'une autre faisant état d'une défaillance de l'ordinateur gérant les commandes de vol.

Ces messages ne sont toutefois pas suffisants pour comprendre ce qui s'est passé, car le système Acars ne précise pas la cause de la fumée. Les boîtes noires permettront peut-être d'éclaircir ce mystère. Mi-juin, les deux enregistreurs de vol ont été repêchés en mer. Samedi, la commission d'enquête dirigée par l'Egypte a indiqué que les cartes mémoire du Cockpit Voice Recorder étaient intactes et exploitables. Les cartes mémoire de l'autre enregistreur, le Flight Data Recorder (FDR), qui conserve les diverses données de vol, sont, elles aussi, exploitables.

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