Crash d'EgyptAir : les boîtes noires ne seront pas repêchées avant 12 jours

Un avion d\'EgyptAir sur le tarmac de l\'aéroport d\'Istanbul (Turquie), le 20 mai 2016.
Un avion d'EgyptAir sur le tarmac de l'aéroport d'Istanbul (Turquie), le 20 mai 2016. (NICOLAS ECONOMOU / NURPHOTO / AFP)

Un navire spécialisé a quitté la mer d'Irlande samedi et n'atteindra la zone présumée du crash que dans 12 jours environ.

Il ne sera pas possible de repêcher avant au moins 12 jours les boîtes noires du vol Paris-Le Caire d'EgyptAir qui s'est abîmé en Méditerranée avec 66 personnes à son bord. C'est ce qu'ont annoncé des sources proches de l'enquête, dimanche 29 mai. Ce délai correspond au temps nécessaire avant qu'un navire spécialisé n'arrive sur place.

Deux sociétés françaises, spécialisées dans la recherche d'épaves en eaux profondes, Alseamar et Deep Ocean Search, ont été missionnées. "Elles ont un rôle complémentaire, la première pour localiser les boîtes noires, la seconde pour descendre et les récupérer, explique une source proche de l'enquête. Mais le navire spécialisé de Deep Ocean Search a quitté la mer d'Irlande samedi et n'atteindra la zone présumée du crash que dans 12 jours environ, après avoir embarqué à Alexandrie les enquêteurs égyptiens et français." 

Le Laplace, un bâtiment de la Marine française parti jeudi de Corse, devrait arriver dans la zone présumée du crash lundi. Il débutera les opérations de recherche avant que le navire de la compagnie Deep Ocean Search ne le rejoigne.

Un peu plus d'un mois pour les retrouver

L'Airbus A320 a disparu des écrans radar en pleine nuit, le 19 mai, avant de tomber en mer entre la Crète et la côte nord de l'Egypte pour une raison encore indéterminée. Seules les analyses des enregistreurs de vol pourront permettre de connaître précisément les causes de l'accident. Le temps est compté puisque les balises des boîtes noires ne peuvent émettre que quatre à cinq semaines avant épuisement de leurs batteries.

L'hypothèse de l'attentat, initialement privilégiée par l'Egypte, a cédé du terrain face à celle de l'incident technique depuis qu'il a été constaté que des alertes automatiques ont été émises par l'appareil deux minutes avant sa chute, signalant de la fumée dans le cockpit et une défaillance de l'ordinateur gérant les commandes.