Deux ex ministres britanniques ont proposé mercredi un vote interne sur la légitimité de Brown à conduire les élections

Gordon Brown, le premier ministre britannique
Gordon Brown, le premier ministre britannique (France 3)

Geoff Hoon et Patricia Hewitt, anciens membres du gouvernement, de Tony Blair sont à l'origine de cette "tentative de coup d'état" vouée à l'échec, selon plusieurs responsables du Labour.Reste que l'embarras était perceptible dans les rangs du parti qui accuse une dizaine de points de retard dans les sondages.

Geoff Hoon et Patricia Hewitt, anciens membres du gouvernement, de Tony Blair sont à l'origine de cette "tentative de coup d'état" vouée à l'échec, selon plusieurs responsables du Labour.

Reste que l'embarras était perceptible dans les rangs du parti qui accuse une dizaine de points de retard dans les sondages.

Alors que les élections législatives se profilent -elles doivent intervenir au plus tard en juin - les deux co-signataires ont demandé la tenue d'un scrutin à bulletins secrets pour confirmer ou invalider Gordon Brown, désigné sans aucun vote en 2007 pour succéder à Tony Blair, lorsque celui a abandonné le pouvoir, usé par 10 ans de règne et affaibli par les critiques sur son engagement dans la guerre en Irak.

Dans une lettre publiée par l'Evening Standard et aussitôt relayée par les radio-télévisions, jusqu'alors accaparées par la couverture de la vague de froid, Geoff Hoon et Patricia Hewitt ont justifié leur démarche par la multiplication des critiques envers le chef du gouvernement, son style et son action.

"Même les plus fervents supporters de Brown devraient se rallier au projet", a assuré Mme Hewitt. M. Hoon, dénoncé par un parlementaire comme l'auteur de quatre tentatives précédentes de renversement, a enfoncé le clou dans une interview à la BBC. "Il nous faut régler le problème une fois pour toutes".

La riposte
Les partisans du Premier ministre ont rapidement ont réagi. "M. Brown poursuit sa tâche comme à l'accoutumée", a déclaré laconiquement un porte-parole du 10 Downing Street. Peter Mandelson, numéro 2 du gouvernement et blairiste convaincu, a assuré: "Le Premier ministre continue de jouir du soutien de ses collègues, et nous devrions continuer à travailler comme à notre habitude". "Il n'existe aucune espèce de soutien au sein du groupe à cette tentative de coup d'Etat", a affirmé Tony Lloyd, président du groupe travailliste à la chambre des Communes.

Les règles
Les statuts du parti prévoient la possibilité de déposer le leader, moyennant une demande écrite de 20% des députés et l'organisation d'un congrès exceptionnel. Il faudrait aussi qu'un ou des candidats à la succession se manifestent. Plusieurs noms circulent, notamment les frères Miliband : David, ministre des Affaires étrangères, et Ed, ministre de l'Energie et de l'Environnement.