Des militants de Greenpeace escaladent la Sagrada Familia de Barcelone

Des militants de Greenpeace suspendus par des câbles sur la façade de la Sagrada Familia, monument emblématique de Barcelone (Espagne), le 8 novembre 2013.
Des militants de Greenpeace suspendus par des câbles sur la façade de la Sagrada Familia, monument emblématique de Barcelone (Espagne), le 8 novembre 2013. (JOSEP LAGO / AFP)

Ils ont déroulé des banderoles appelant à la libération de membres de l'ONG écologiste détenus en Russie.

Une dizaine de militants de Greenpeace ont escaladé, vendredi 8 novembre, la façade de la Sagrada Familia de Barcelone, en Espagne. Ils portaient des pancartes réclamant la libération des membres d'équipage du navire de l'organisation, détenus en Russie depuis la fin du mois de septembre. Sur l'une des façades de la basilique, œuvre de l'architecte catalan Antoni Gaudi, les militants, soutenus par des cordes, ont déployé des banderoles portant des photos de leurs trente camarades emprisonnés, accompagnées du mot "liberté" en anglais, espagnol et catalan.

Les manifestants sont restés environ trois heures accrochés à la façade. "Nous avons choisi la Sagrada Familia parce qu'elle est connue dans le monde entier. Nous voulons transmettre notre message de liberté pour nos camarades au monde entier", a expliqué le porte-parole de Greenpeace à Barcelone, Luis Ferreirim.

Depuis septembre, l'affaire de l'Arctic Sunrise a suscité une vague de protestation dans plusieurs pays. Le 5 octobre, plusieurs milliers de personnes, à Londres, Helsinki, Paris, Stockholm ou Vienne, avaient manifesté leur soutien à l'équipage du navire. Le 26 octobre, un militant de Greenpeace s'était également suspendu à la tour Eiffel pour porter la cause de ses collègues.

Le navire Arctic Sunrise, qui bat pavillon néerlandais, a été arraisonné en mer de Barents, le 19 septembre, par un commando des garde-côtes russes. L'équipage, composé de 30 personnes dont 28 militants de l'ONG, de 18 nationalités différentes, est actuellement détenu à Mourmansk, dans le nord-ouest de la Russie. Les militants avaient été interceptés alors qu'ils tentaient de déployer une banderole sur une plate-forme pétrolière du géant russe Gazprom pour protester contre l'exploitation de la région arctique.

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