Commission européenne : Sylvie Goulard convoquée pour une deuxième audition

(KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Les eurodéputés doivent valider la candidature de la Française, après une première audition jugée insuffisante.

Sylvie Goulard va-t-elle être désignée commissaire européenne ? Le doute subsiste. Le Parlement européen a convoqué, mercredi 9 octobre, la candidate française pour une seconde audition jeudi matin, afin de lui permettre de dissiper les inquiétudes sur son intégrité.

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"Madame Goulard a été convoquée jeudi matin pour une seconde audition de 9h30 à 11 heures au cours de laquelle treize questions lui seront posées. Une décision sera prise ensuite sur son aptitude ou non à être nommée commissaire", a expliqué un porte-parole du groupe du Parti populaire européen.

Mise en cause dans une affaire d'emploi fictif

L'éphémère ministre des Armées est sous le coup d'une enquête judiciaire en France dans l'affaire des emplois présumés fictifs des eurodéputés MoDem, qui l'avait contrainte à démissionner du gouvernement en juin 2017. Sylvie Goulard , qui brigue le portefeuille du marché unique, a déjà remboursé 45 000 euros, après une enquête interne du Parlement européen, correspondant à huit mois de salaire d'un de ses assistants, pour lequel elle n'a pu fournir aucune "preuve de travail". Niant toute "intention frauduleuse", l'intéressée avait expliqué, lors de son audition le 2 octobre, qu'il s'agissait là d'un "problème de ressources humaines".

Sylvie Goulard était également revenue sur son travail comme "consultante", pour "plus de 10 000 euros" mensuels, pour un groupe de réflexion américain, l'institut Berggruen, d'octobre 2013 à janvier 2016, alors qu'elle était eurodéputée. Cet organisme a été fondé par un milliardaire germano-américain, Nicolas Berggruen, jadis qualifié de financier "vautour" par le magazine Forbes. Reconnaissant que son salaire pouvait "soulever des interrogations", la Française a souligné que cet emploi avait été dûment déclaré et qu'elle n'avait "aucune relation d'aucune sorte avec les activités commerciales" de son employeur. Lors de son audition, elle avait affirmé ne rien connaître de ses "activités lucratives", ni de "la manière dont il finançait sa fondation".

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