Budget européen : David Cameron se vante d'avoir fait plier Bruxelles

Le Premier ministre britannique, David Cameron, le 10 septembre 2014 à Edimbourg (Royaume-Uni) pour défendre le \"non\" au référendum sur l\'indépendance de l\'Ecosse.
Le Premier ministre britannique, David Cameron, le 10 septembre 2014 à Edimbourg (Royaume-Uni) pour défendre le "non" au référendum sur l'indépendance de l'Ecosse. (ANDREW MILLIGAN / AFP)

Le Premier ministre britannique a obtenu, vendredi, un échéancier supplémentaire pour régler la rallonge au budget européen 2014 que lui réclame la Commission européenne.

David Cameron a obtenu ce qu'il voulait. La Commission européenne a accordé au Royaume-Uni, vendredi 7 novembre, la possibilité de différer après les élections générales de mai 2015 le paiement d'une rallonge au budget européen pour 2014. Londres obtient aussi une réduction de cette rallonge de 2,1 milliards d'euros à 1 milliard d'euros.

"J'ai dit que je ne paierais pas 1,7 milliard de livres [2,1 milliards d'euros] le 1er décembre. J'ai réduit l'addition de moitié et je ne paierai rien avant juillet prochain. J'obtiens des résultats pour le Royaume-Uni", s'est vanté le Premier ministre britannique sur son compte Twitter. David Cameron a martelé à plusieurs reprises son refus de payer la somme réclamée par Bruxelles.

David Cameron "est insupportable" 

S'il a fini par payer, le chantage de David Cameron lui a attiré les foudres de ses partenaires européens. "Il est insupportable", avait confié à l'AFP un participant au dernier sommet européen. "David Cameron a été le premier à insister sur la nécessité de ne pas politiser ce dossier et c'est la première chose qu'il s'est empressé de faire", avait estimé un autre. 

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait également fait part de son agacement : "J'ai pris des notes durant le sommet, et quand je compare ce qui s'est dit en salle et à l'extérieur, cela ne coïncide pas." Les sommets européens "sont faits pour régler les problèmes, pas pour les amplifier", avait-il insisté.