Pour Poutine, Berlusconi n'aurait pas été jugé "s'il avait été homosexuel"

Vladimir Poutine et Silvio Berlusconi, le 26 avril 2010, à Lesmo (Italie).
Vladimir Poutine et Silvio Berlusconi, le 26 avril 2010, à Lesmo (Italie). (GIUSEPPE CACACE / AFP)

"Personne ne s'en prendrait à lui" s'il préférait les hommes, a déclaré le maître du Kremlin, le 19 septembre, au forum de Valdaï, devant d'anciens dirigeants, dont François Fillon.

Vladimir Poutine au secours de Silvio Berlusconi. Pour le président russe, l'ancien chef du gouvernement italien, n'aurait pas eu de démêlés avec la justice s'il était homosexuel au lieu d'avoir multiplié les conquêtes féminines.

"On juge Berlusconi parce qu'il vit avec des femmes. S'il était homosexuel, personne ne s'en prendrait à lui", a-t-il dit lors d'une conférence publique à laquelle assistaient d'anciens dirigeants, notamment l'ex-président de la Commission européenne Romano Prodi et l'ancien Premier ministre français François Fillon, jeudi 19 septembre, au forum de Valdaï (nord-ouest de la Russie).

Eclats de rire dans le public

Sa déclaration a provoqué un éclat de rire dans l'assistance. Le forum de Valdaï, organisée par l'agence officielle russe RIA Novosti, réunit chaque année d'anciens dirigeants, journalistes et experts étrangers et russes de la Russie.

Vladimir Poutine a promulgué, fin juin, une loi condamnant la "propagande" de l'homosexualité devant les mineurs. Le texte est dénoncé par de nombreux défenseurs des droits de l'homme en Russie, pour qui sa formulation vague ouvre la porte à une très large interprétation. Cette loi a provoqué une vague d'indignation chez les défenseurs des homosexuels dans le monde et des appels au boycott des Jeux olympiques d'hiver en février prochain à Sotchi, dans le sud de la Russie.

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