Berlusconi préfère "aller en prison que faire des travaux d'intérêt général"

Silvio Berlusconi, lors d\'un meeting à Bari (Italie), le 13 avril 2013.
Silvio Berlusconi, lors d'un meeting à Bari (Italie), le 13 avril 2013. ( AFP )

Condamné pour fraude fiscale, l'ancien chef du gouvernement italien refuserait aussi de bénéficier du régime spéciale de la justice italienne pour les personnes âgées.

En cas de confirmation de sa condamnation pour fraude fiscale, Silvio Berlusconi préfère aller en prison plutôt que de faire des travaux d'intérêt général ou de bénéficier du régime spéciale de la justice italienne pour les personnes âgées. C'est ce que l'ancien chef du gouvernement au quotidien a déclaré dimanche 28 juillet dans une interview.

"Je n'irai pas en exil. Je n'accepterai pas de faire des travaux d'intérêt général, comme un criminel qui doit être rééduqué", explique Silvio Berlusconi au quotidien Libero (article en italien), en référence à l'examen mardi par la Cour de cassation du recours contre sa condamnation à quatre ans de prison et cinq d'interdiction d'exercer un mandat publique dans l'affaire Mediaset.

"Je me réveille la nuit et regarde le plafond"

 

Le milliardaire affirme également qu'il refuserait de bénéficier de la possibilité pour les personnes âgées d'exécuter leurs peines en résidence surveillée. "J'ai presque 78 ans et j'aurais le droit à la résidence surveillée, mais s'ils me reconnaissent coupable, s'ils prennent cette responsabilité, je veux aller en prison", a déclaré Berlusconi au journal de centre droit. Il se dit très affecté par ces poursuites : "Je ne dors plus depuis un mois. Je me réveille la nuit et regarde le plafond, en pensant à ce qu'ils m'ont fait".

Le magnat des médias accuse régulièrement les magistrats de gauche de mener une véritable vendetta contre lui. Il reste cependant "assez optimiste", affirmant qu'"ils ne peuvent pas me juger coupable. J'étais président du Conseil [à l'époque des faits], qu'aurais-je pu savoir sur les contrats de droits de télévision ?", a-t-il demandé. En revanche, le Cavaliere, entré en politique en 1994, trois fois chef du gouvernement et élu sénateur en février dernier, ne mentionne pas dans l'interview le risque d'une interdiction d'exercer tout mandat public, qui pourrait mettre fin à sa carrière politique.