L'Allemagne va se doter d'un salaire minimum national

La chancelière allemande, Angela Merkel, le 20 novembre 2013 à Berlin.
La chancelière allemande, Angela Merkel, le 20 novembre 2013 à Berlin. (CUNEYT KARADAG / ANADOLU AGENCY / AFP)

Il s'agit d'une revendication des sociaux-démocrates, avec qui elle cherche à conclure une coalition.

Contrainte et forcée, Angela Merkel lâche du lest aux sociaux-démocrates du SPD. La chancelière allemande a affirmé, jeudi 21 novembre, que l'Allemagne allait se doter d'un salaire minimum généralisé. Il s'agit d'une concession faite à la gauche, qui réclamait une telle mesure, et avec laquelle elle cherche à conclure un accord de coalition.

L'Allemagne n'a pas de salaire minimum pour tous actuellement. Les salaires sont négociés branche par branche entre les partenaires sociaux et, dans certains secteurs, les salariés touchent moins de 5 euros de l'heure. Le SPD a fait campagne pour un salaire minimum horaire de 8,50 euros.

"Une chose que je ne considère pas comme juste"

"Nous allons décider des choses que, au vu de mon programme, je ne considère pas comme justes, parmi elles un salaire minimum généralisé", a dit la chancelière dans un discours à Berlin. Mais "une appréciation réaliste [de la situation] montre que les sociaux-démocrates ne vont pas conclure les négociations [en vue d'un gouvernement de coalition] sans" ce salaire minimum, a-t-elle expliqué, ne livrant aucun détail sur son niveau ou la date de son introduction. 

Angela Merkel a précisé qu'elle "ferait tout, avec la CDU", le parti conservateur dont elle est issue, pour minimiser les effets sur l'emploi d'un tel salaire minimum. Elle a martelé que son parti n'allait pas céder sur un autre point cher au SPD, à savoir une hausse des impôts pour les plus nantis. Pas plus que sur la priorité donnée à l'allègement de la dette allemande, un "projet central" du gouvernement pour les quatre prochaines années.

Vous êtes à nouveau en ligne