Amnesty International dénonce les violences faites aux Roms

(Maxppp)

A l'occasion de la Journée internationale des Roms, Amnesty International dénonce une hausse des violences en Europe. Dans son rapport, l'organisation cible la France pour du "harcèlement policier " et, elle reproche aux forces de l'ordre de ne pas assez protéger les Roms. L'étude sort dans un contexte d'accélération de démantèlement des camps. 

Des chiffres, des constats et des témoignages dans
le rapport d'Amnesty International publié à l'occasion d'une journée mondiale consacrée
à la minorité rom, au quotidien précaire. Selon l'organisation, les Etats de l'Union Européenne ne protègent pas
assez ces familles, qui seraient de plus en plus
victimes de violences. La France est épinglée pour un manque de considération en
générale et du "harcèlement policier", en particulier.

Un déficit d'enquête sur les violences

Les reproches d'Amnesty International ciblent en France, le "harcèlement de la police"  vis-à-vis des Roms, surtout lors des "expulsions forcées" : évacuations de camps, démantèlements de bidonvilles. L'organisation estime
qu'une dizaine de cas ont été recensés sur la seule ville de Marseille depuis

  1. Elle pointe aussi l'insuffisante protection des communautés, quand elles
    sont agressées, intimidées ou victimes de violences. Les enquêtes seraient peu nombreuses et les condamnations encore moins fréquentes. 

L'efficacité des évacuations mises en cause

Deux autres études
viennent renforcer les constats d'Amnesty International, celles de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et du Centre européen des droits
des Roms (CEDR). Leur alerle porte plus précisemment sur la destructions des camps. Leur bialn montre que depuis janvier 2014,
plus de 3.400 Roms ont été délogés, soit un millier de plus que l'an dernier. En
2013, 165 camps avaient été détruits, ils abritaient 20.000 Roms.

Selon ces
associations, la plupart des personnes évacuées se réinstallent à proximité des anciens lieux et
c'est la preuve d'"un échec" de la méthode utilisée par Manuel Valls, alors
ministre de l'Intérieur. Elles espèrent convaincre son successeur, Bernard
Cazeneuve, de mettre en place "un moratoire" des évacuations, pour réfléchir à
une nouvelle politique.

En janvier, la
ministre du Logement, Cécile Duflot avait lancé une mission nationale pour
résorber les bidonvilles. Les associations attendent de savoir qui au gouvernement reprendra ce
dossier et avec quelle priorité.  

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